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Glycogène

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Glucide stocké dans les muscles et le foie, principale source d’énergie en course HYROX®. Son épuisement provoque le redoutable « mur » dans les épreuves d’endurance.

Glycogène : glucide stocké dans les muscles et le foie, principale source d’énergie en course HYROX®. Son épuisement provoque le redoutable « mur » dans les épreuves d’endurance.

Glycogène

Le glycogène est la forme stockée du glucose : le carburant le plus accessible pour votre corps lors d’un effort intense. Il est concentré dans les fibres musculaires et le foie, prêt à être libéré dès que vos muscles réclament de l’énergie. Pour un athlète HYROX®, le glycogène fait la différence entre finir en puissance sur les derniers Wall Balls et s’effondrer dès la sixième station.

Pourquoi c’est essentiel en HYROX®

Une course HYROX® brûle environ 1 500 à 2 500 calories en 60 à 90 minutes. L’alternance entre les tours de course et les stations fonctionnelles intenses sollicite en continu les filières aérobie et anaérobie, toutes deux grandes consommatrices de glycogène.

Vos muscles renferment environ 300 à 500 g de glycogène (selon votre gabarit et votre niveau d’entraînement), tandis que le foie en stocke 80 à 120 g supplémentaires. Dès que le glycogène musculaire descend en dessous d’un seuil critique, la production de force chute brutalement. C’est pourquoi les athlètes « touchent le mur » aux stations 6 à 8 : les jambes n’ont tout simplement plus de carburant disponible. La puissance sur le Sled Push s’effondre, les répétitions de Wall Balls ralentissent, et les splits entre les stations s’allongent de 20 à 40 secondes par kilomètre.

Bien gérer son glycogène, grâce à la nutrition avant, pendant et après l’entraînement, est l’une des stratégies de performance les plus efficaces en course HYROX®.[2]

Comment ça fonctionne

Quand vous consommez des glucides, votre système digestif les décompose en glucose. L’insuline signale aux cellules musculaires et hépatiques d’absorber ce glucose et de l’assembler en granules de glycogène. Chaque molécule peut contenir jusqu’à 55 000 unités de glucose, stockées de façon compacte à l’intérieur de la cellule, avec de l’eau.

Durant l’effort, une enzyme appelée glycogène phosphorylase détache les unités de glucose une par une. Dans le muscle, ce glucose alimente directement la glycolyse pour produire de l’ATP, la molécule qui propulse chaque contraction. Le glycogène hépatique joue un rôle différent : il libère du glucose dans le sang pour maintenir la glycémie et alimenter le cerveau.

Plus vous poussez fort, plus le glycogène s’épuise vite. Courir à l’allure de course HYROX® (environ 80 à 90 % de la fréquence cardiaque maximale) consomme le glycogène deux à trois fois plus vite qu’un footing facile. Les stations comme le Sled Push et les Burpee Broad Jumps font encore monter ce taux, car le métabolisme anaérobie dépend presque exclusivement du glycogène.

Comment l’optimiser

  • Chargez en glucides de façon stratégique. Consommez 7 à 10 g de glucides par kilogramme de poids de corps dans les 24 à 48 heures précédant la course pour remplir vos réserves au maximum.[5][2]
  • Entraînez votre tube digestif. Habituez votre estomac à absorber 30 à 60 g de glucides par heure lors des longues séances, pour tolérer le ravitaillement le jour de la course (gels, boissons, gommes). L’ingestion de glucides pendant un effort prolongé réduit de façon fiable la consommation nette de glycogène musculaire, quel que soit le type ou la fréquence d’ingestion.[4][1]
  • Augmentez votre capacité de stockage. Un entraînement d’endurance régulier accroît la quantité de glycogène que vos muscles peuvent stocker : un athlète entraîné en stocke jusqu’à 40 % de plus qu’un sédentaire.
  • Timing post-séance. Consommez 1 à 1,2 g de glucides par kilogramme dans les 30 minutes suivant une séance intense pour accélérer la resynthèse du glycogène et récupérer plus vite.[2]
  • Misez sur le zone 2. Les efforts longs et modérés apprennent à votre corps à économiser le glycogène en brûlant davantage de graisses, préservant ainsi du carburant pour les stations haute intensité. S’entraîner avec une faible disponibilité en glucides régule positivement des gènes métaboliques clés, notamment PDK4, GLUT4 et UCP3, entraînant des adaptations qui améliorent l’oxydation des graisses et la conservation du glycogène.[3]

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour reconstituer complètement le glycogène après une course HYROX® ?

Avec un apport suffisant en glucides (7 à 10 g/kg/jour), la reconstitution complète prend 24 à 48 heures. Sans apport adapté, ce délai peut s’étendre à 3 à 5 jours. C’est pourquoi la nutrition post-course est primordiale pour les athlètes qui reprennent l’entraînement dans la semaine.

Peut-on apprendre à son corps à utiliser moins de glycogène en course ?

Oui. L’entraînement en zone 2 améliore la capacité de vos muscles à oxyder les graisses à des intensités plus élevées, préservant le glycogène pour les moments où vous en avez le plus besoin : le Sled Push et les Wall Balls. C’est ce qu’on appelle l’efficacité métabolique, et elle progresse régulièrement après plusieurs mois de travail aérobie de base.


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Sources

  1. Rothschild JA, Dudley-Rode H, Carpenter H (2026). Carbohydrate ingestion during prolonged exercise and net skeletal muscle glycogen utilization: a meta-analysis. Journal of applied physiology (Bethesda, Md. : 1985). https://doi.org/10.1152/japplphysiol.00861.2025

  2. Dos Santos LC, de Moura Costa C, de Moura RC (2025). Effects of carbohydrate supplementation on the performance of endurance athletes: A systematic review. Clinical nutrition ESPEN. https://doi.org/10.1016/j.clnesp.2025.04.021

  3. Diaz-Lara J, Prieto-Bellver G, Guadalupe-Grau A (2025). Responses to Exercise with Low Carbohydrate Availability on Muscle Glycogen and Cell Signaling: A Systematic Review and Meta-analysis. Sports medicine (Auckland, N.Z.). https://doi.org/10.1007/s40279-024-02119-9

  4. Cao, W., He, Y., Fu, R., Chen, Y., Yu, J., & He, Z. (2025). A review of carbohydrate supplementation approaches and strategies for optimizing performance in elite long-distance endurance. Nutrients, 17(5), 918. https://doi.org/10.3390/nu17050918

  5. Naderi, A., Gobbi, N., Ali, A., Berjisian, E., Hamidvand, A., Forbes, S. C., Koozehchian, M. S., Karayigit, R., & Saunders, B. (2023). Carbohydrates and endurance exercise: A narrative review of a food first approach. Nutrients, 15(6), 1367. https://doi.org/10.3390/nu15061367

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