Du CrossFit à HYROX : adapter votre entraînement
Le CrossFit vous donne une base solide pour HYROX®, mais les lacunes sont réelles. Découvrez ce qui transfère, ce qu’il faut ajouter et comment basculer sans perdre votre forme.
Le CrossFit vous donne une avance sur HYROX® : pas celle que vous croyez
Les athlètes CrossFit arrivent à leur première HYROX® avec un avantage réel sur la majorité du peloton. Ils savent repousser l’inconfort. Ils s’entraînent à haute intensité depuis des années. Leur chaîne postérieure est solide, leurs Wall Balls sont propres, et ils ont très certainement réalisé cette semaine une séance plus difficile qu’une station HYROX®. Tout cela compte.
Mais le CrossFit forge aussi des habitudes et des réflexes qui jouent contre vous en HYROX®. La course est différente. La gestion d’allure est différente. Le matériel est différent. Et la charge cumulée de 8 km de course soutenue entrecoupés de huit stations punit l’athlète qui attaque la course comme un WOD.
Les données de saison de Repz montrent systématiquement que les athlètes issus du CrossFit sous-performent par rapport à leurs prédictions basées sur leurs indicateurs physiques, particulièrement en deuxième partie de course. Non pas parce qu’ils manquent de condition physique. Parce qu’ils appliquent le mauvais modèle.
Ce guide couvre ce qui transfère du CrossFit à HYROX®, où se trouvent les lacunes, et comment les combler concrètement sur un bloc de transition de 8 à 12 semaines.
Ce que le CrossFit vous apporte directement pour HYROX®
Avant d’aborder les lacunes, soyons précis sur ce qui transfère. Les atouts sont réels et significatifs.
Force fonctionnelle
Les athlètes CrossFit arrivent avec une force fonctionnelle développée sur les schémas de squat, de charnière de hanche, de poussée et de tirage. En termes HYROX®, cela se traduit directement pour le Sled Push (poussée des jambes et inclinaison du buste), le Sled Pull (chaîne postérieure et force de préhension), le Farmers Carry (mécanique de port en charge et stabilité du tronc) et les Wall Balls (schéma squat sous fatigue).
Le sled à 102 kg qui intimide les habitués du fitness classique pose rarement problème à quelqu’un qui a squatté lourd et pratiqué des exercices de port en charge. Les Wall Balls (75 répétitions pour les femmes, 100 pour les hommes) représentent un défi de volume pour beaucoup de débutants, mais c’est un schéma de mouvement familier pour les CrossFitters qui ont fait Grace, Karen ou des WODs similaires.
Tolérance à la haute intensité
Le CrossFit développe la capacité à opérer à un très haut pourcentage du maximum, de façon répétée, sur des schémas de mouvement variés. Ce n’est pas exactement ce qu’exige HYROX® (la course est davantage un effort aérobie soutenu qu’une série de pics d’effort courts), mais la familiarité psychologique avec l’inconfort est bien réelle. Les athlètes CrossFit paniquent moins quand ils touchent le mur à la cinquième station. Ils savent que l’inconfort n’est pas un signal d’arrêt ; c’est l’environnement dans lequel ils ont été formés à performer.[1]
Maîtrise technique sous fatigue
Les stations HYROX® exigent de maintenir la technique alors que la demande cardiovasculaire s’accumule. Les athlètes CrossFit ont précisément entraîné cela : réaliser des mouvements olympiques, des box jumps ou des burpees en pleine dyspnée. La coordination neuromusculaire pour maintenir la qualité du mouvement sous stress métabolique est une compétence acquise, et le CrossFit la développe bien.
Burpee Broad Jumps
De toutes les stations HYROX®, celle-ci appartient le plus directement à l’athlète CrossFit. Les Burpee Broad Jumps consistent en 80 mètres de burpees et de sauts en alternance, un mouvement pur CrossFit à l’échelle HYROX®. Les athlètes qui ont régulièrement enchaîné les séances de burpees trouveront cette station plus familière que n’importe quel autre concurrent dans leur vague.
Là où le CrossFit crée des lacunes pour HYROX®
Les atouts qui transfèrent sont réels. Les lacunes aussi. La plupart viennent de la même source : le CrossFit est construit autour de séries courtes et intenses avec haltères et mouvements de gymnastique. HYROX® est une course de 8 km soutenue avec huit stations de fitness fonctionnel et aucun haltère.
Volume de course et gestion d’allure
C’est la lacune la plus importante pour les athlètes qui passent du CrossFit à HYROX®, et de loin.
La course en CrossFit est presque toujours courte et rapide : des intervalles de 200 m, 400 m, 800 m intégrés à un WOD. Les athlètes développent une tolérance aux efforts de course courts et intenses. Ce qu’ils ne développent pas, c’est la base aérobie et la discipline d’allure pour 8 km de course soutenue à un rythme contrôlé et gérable.
La course en HYROX® n’est pas un sprint. Ce sont huit segments de 1 km, chacun complété après une station exigeante, chacun légèrement plus difficile que le précédent parce que les jambes accumulent de la fatigue sur l’ensemble de la course. La capacité à courir à une allure de 5:00 à 6:00 au kilomètre sur 8 km, sans partir trop vite au premier kilomètre et passer le reste de la course à en payer le prix, requiert un type de base aérobie spécifique que l’entraînement CrossFit ne construit généralement pas.[2]
Les données Repz montrent que les athlètes issus du CrossFit qui courent le premier kilomètre à l’allure d’un WOD (fort, rapide, compétitif) perdent systématiquement 5 à 10 minutes en deuxième partie de course par rapport aux athlètes qui maintiennent une allure régulière depuis le départ. La capacité aérobie pour soutenir cette allure régulière se construit grâce à un volume de course en zone 2 que la plupart des programmes CrossFit n’incluent tout simplement pas.[7] L’article sur l’entraînement en zone 2 pour HYROX® explique exactement comment construire cette base et pourquoi c’est l’adaptation la plus importante pour les athlètes CrossFit qui passent à HYROX®.
Surentraînement du haut du corps
Le CrossFit programme un volume important de travail pour le haut du corps : tractions, muscle-ups, dips aux anneaux, pompes en équilibre sur les mains, développés avec barre. Cela crée des athlètes avec de solides muscles tireurs et une bonne capacité des dorsaux et des épaules. En HYROX®, la sollicitation du haut du corps est presque entièrement différente : le SkiErg (traction rythmique et soutenue du haut du corps), le Sled Pull (traction horizontale à la corde), et le Rowing (corps entier, mais principalement le haut du dos).
Le problème n’est pas que les athlètes CrossFit ont un haut du corps faible. C’est que leur entraînement du haut du corps biaise souvent vers des efforts plus courts et plus intenses, alors que les stations HYROX® pour le haut du corps exigent un effort soutenu à intensité modérée. Des athlètes habitués à des séries de 10 tractions à intensité maximale peuvent trouver un SkiErg de 1 000 m étonnamment éprouvant, car la demande aérobie d’un SkiErg soutenu dépasse ce à quoi leur entraînement du haut du corps les a préparés.[3]
De plus, beaucoup d’athlètes CrossFit arrivent en préparation HYROX® avec de la fatigue accumulée dans le haut du corps, car ils continuent à programmer tractions, dips et développés en volume élevé en parallèle. La période de transition vers HYROX® exige un recul délibéré de ce volume pour libérer de la récupération pour la course et le travail spécifique aux stations.
Pas d’haltères en HYROX®
C’est un point simple mais souvent négligé : HYROX® n’utilise aucun haltère. Les stations sont SkiErg, Sled Push, Sled Pull, Burpee Broad Jumps, Rowing, Farmers Carry, Sandbag Lunges et Wall Balls. Aucun de ces mouvements n’apparaît dans sa forme HYROX® dans un programme CrossFit standard.
Les athlètes CrossFit qui consacrent leurs séances de force aux soulevés de terre, aux épaulés, aux arrachers et aux squats avec barre (des mouvements qui développent une force générale excellente) arrivent tout de même à une course HYROX® sans avoir jamais poussé un sled, tiré un sled à la corde, ni porté deux kettlebells sur 200 mètres. La technique au SkiErg et au rameur exige une pratique spécifique. Même les athlètes forts avec une excellente condition générale perdent un temps précieux à cause de leur inefficacité sur des stations qu’ils n’ont pas pratiquées. Pour une analyse détaillée du fonctionnement de chacune des huit stations HYROX® et des éléments techniques les plus importants, le guide du workout HYROX® couvre chacune d’elles en profondeur.
Discipline d’allure
Le CrossFit en tant que sport récompense les athlètes qui poussent le plus fort et le plus vite depuis la première seconde de chaque WOD, parce que les WODs sont courts et que la pénalité pour un départ trop rapide reste limitée. HYROX® s’étale sur une durée bien plus longue. Partir trop fort en HYROX® crée une dette qui s’accumule : une fréquence cardiaque élevée à la première station signifie un effort perçu plus intense à la deuxième, ce qui détériore la technique à la troisième, ce qui provoque un effondrement d’allure lors de la course après la quatrième station.
Se retenir sur les deux premiers kilomètres est une discipline spécifique : courir confortablement quand le corps veut accélérer, traiter les premières stations comme du travail en contrôle plutôt qu’en production. C’est un comportement acquis. Il va à l’encontre des réflexes compétitifs du CrossFit. Il faut une pratique délibérée pour le recâbler. Les athlètes qui ne le font pas en paient le prix en fin de chaque course.
Pour une comparaison complète entre HYROX® et CrossFit en tant que sports (structures, exigences et profils athlétiques récompensés), le guide HYROX® vs CrossFit développe en détail les distinctions qui comptent pour les décisions d’entraînement.
Le plan de transition de 8 à 12 semaines
Ce plan suppose que vous êtes actuellement actif en CrossFit, que vous vous entraînez 4 à 5 jours par semaine et que vous vous êtes inscrit à une course HYROX®. Il est conçu pour combler les lacunes spécifiques ci-dessus tout en préservant la force et la tolérance à l’intensité que vous avez déjà construites.
Le changement central : remplacez deux WODs par semaine par de la course structurée, réduisez le travail avec haltères à une séance par semaine, et ajoutez une pratique dédiée aux stations HYROX®. Vous ne repartez pas de zéro. Vous redirigez votre condition physique existante vers les exigences spécifiques de HYROX®.
Semaines 1 à 3 : base aérobie et familiarisation avec les stations
Priorité : construire le volume de course. Apprendre les stations. Réduire l’intensité pour le haut du corps.
Les trois premières semaines de cette transition sont les moins spectaculaires et les plus importantes. La plupart des athlètes CrossFit résistent parce que les séances semblent trop faciles. Faites-les quand même.
- Course : 4 sorties par semaine. Trois courses en zone 2 à une allure conversationnelle : si vous ne pouvez pas prononcer une phrase entière, ralentissez. Une sortie légèrement plus longue de 10 à 12 km, également en zone 2. Total : 25 à 30 km par semaine. Ce sera ridiculement lent. C’est exactement ce qu’il faut.
- Pratique des stations : deux séances dédiées par semaine sur le SkiErg et le rameur. Concentrez-vous sur la technique, pas sur la performance. 3 à 4 séries de 500 m de SkiErg à un effort contrôlé et régulier. Notez vos splits. La régularité entre les splits compte plus que l’allure de pointe.
- Musculation : une séance par semaine. Concentrez-vous sur la chaîne postérieure : soulevés de terre roumains, hip thrusts, travail unipodal. Évitez les volumes lourds avec haltères qui entrent en concurrence avec la récupération de la course.
- À supprimer : retirez 80 % du travail accessoire pour le haut du corps (tractions, dips aux anneaux, pompes en équilibre). Ces exercices entrent en compétition avec les ressources de récupération dont votre adaptation à la course a besoin.
Semaines 4 à 6 : conditionnement spécifique à la course
Priorité : transitions course-station. Contrôle de l’allure à l’intensité de course. Introduction au sled.
- Course : maintenez 25 à 30 km par semaine. Introduisez une course au seuil de 4 à 6 km à un effort « confortablement difficile », où vous devriez pouvoir prononcer 2 à 3 mots mais pas tenir une conversation.
- Intervalles course-station : c’est le bloc d’entraînement le plus important de cette transition. Réalisez 1 km à l’allure de course, puis enchaînez immédiatement sur une station (SkiErg 500 m, ou Farmers Carry 200 m, ou 20 Wall Balls) sans repos. Puis 3 minutes de récupération. Répétez 3 à 4 fois. Cela apprend à votre corps à passer de la course au travail fonctionnel, ce qui est la demande physiologique spécifique qui définit HYROX®.[4]
- Travail au sled : commencez les séances de sled si vous avez accès au matériel. Démarrez à 60 à 70 % du poids de course et concentrez-vous sur la technique : angle de poussée, position des pieds, position des bras. Trois à quatre poussées de 25 m par séance. Progressez vers le poids de course d’ici la semaine 6.
- Pratique de l’allure : dans chaque course, retenez-vous consciemment sur le premier kilomètre. Ciblez une allure de 10 à 15 secondes par km plus lente que ce qui semble naturel. Répétez cette retenue.
Le guide du plan d’entraînement HYROX® propose des modèles périodisés complets pour cette phase avec une structure séance par séance, si vous souhaitez un cadre plus détaillé.
Semaines 7 à 9 : simulation de course et charge
Priorité : exposition complète au format de course. Pic du volume de course. Confiance sur toutes les stations.
- Course : augmentez à 35 à 40 km par semaine. La sortie longue s’étend à 14 à 16 km. C’est le volume de course le plus élevé du bloc, et votre base aérobie se construit sérieusement.
- Simulation de course : une fois par semaine, réalisez une simulation partielle : courez 1 km à l’allure de course, SkiErg 1 000 m, courez 1 km, Sled Push 25 m, courez 1 km, Rowing 1 000 m. Trois stations, trois tours de course. Notez vos splits de course : l’objectif est des splits réguliers ou négatifs sur les trois tours.
- Volume aux stations : chaque station doit être pratiquée au poids de course ou proche pendant ce bloc. Séances de Wall Balls de 50 à 75 répétitions, Farmers Carry au poids de course sur 100 m sans s’arrêter, Sandbag Lunges sur 50 m au poids de course.
- Fractionné : une séance d’intervalles à base de course par semaine. 4 à 6 fois 800 m à l’allure 5 km avec 2 minutes de jogging en récupération. C’est la zone naturelle de l’athlète CrossFit, donc limitez-vous à une fois par semaine et ne laissez pas cela empiéter sur votre volume en zone 2. Pour une vue complète de la manière de structurer le fractionné pour HYROX®, le guide HYROX® HIIT couvre les protocoles et la programmation en détail.
Semaines 10 à 11 : spécificité
Priorité : travail à l’allure de course. Simulation complète. Zéro fatigue gaspillée.
- Course : maintenez 30 à 35 km par semaine. La sortie longue reste à 12 à 14 km mais plus rapide, en visant un effort en zone 3 pour pratiquer l’inconfort contrôlé.
- Simulation de course complète : au moins une simulation HYROX® complète : les 8 stations avec 1 km de course entre chacune, à 85 à 90 % de l’allure de course cible. C’est la séance individuelle la plus précieuse de tout le bloc. Elle confirme votre allure, identifie les stations faibles et élimine les inconnues avant le jour de la course.
- Affinages aux stations : les stations qui ont semblé difficiles lors de la simulation font l’objet d’un travail ciblé dans les jours qui suivent. Pas plus de volume, mais plus de concentration sur la technique. Position des mains pour le Sled Pull, timing de la reprise au SkiErg, longueur du pas pour les Sandbag Lunges.
- Supprimez complètement le travail avec haltères. Votre force fonctionnelle est en place. La course et la pratique des stations sont les seuls apports d’entraînement qui comptent maintenant.
Semaine 12 (semaine de course) : affûtage
Priorité : arriver frais. Faites confiance au travail accompli.
- Course : deux courtes sorties faciles de 20 à 25 minutes. Pas plus.
- Une séance de 20 minutes aux stations pour confirmer que la technique se fait sans effort.
- Repos complet 2 jours avant le race day.
- Échauffement le matin de la course : 10 minutes de jogging à allure facile, 3 à 4 Wall Balls légères pour ancrer le schéma de mouvement, 2 fois 25 m de Sled Push au poids d’échauffement si disponible sur le site.
Pour une présentation détaillée de ce qui vous attend lors de la course elle-même (logistique des vagues, mécanique des transitions et organisation des sites HYROX®), le guide qu’est-ce que HYROX® donne le tableau complet du format du race day et de sa structure.[5]
Le changement de mentalité : de la logique WOD à la logique de course
Les ajustements techniques ci-dessus sont importants. L’ajustement mental l’est peut-être davantage.
Les athlètes CrossFit sont câblés pour se battre contre le chrono et les athlètes autour d’eux dès la première seconde de chaque séance. Cela fonctionne en CrossFit, où les WODs durent 5 à 20 minutes et la pénalité pour un départ explosif reste gérable. HYROX® dure 60 à 90 minutes ou plus, et la pénalité pour courir le premier kilomètre à l’allure d’un WOD se fait sentir sur les douze kilomètres et sept stations suivants.
Les transitions CrossFit-HYROX® les plus réussies impliquent des athlètes qui acceptent ce recadrage : les deux premiers kilomètres devraient sembler trop faciles. Les trois premières stations devraient se faire en contrôle. Si vous avez l’impression de courir, vous allez probablement trop vite. La course commence au quatrième tour, pas au premier.
Les données Repz montrent systématiquement que les premiers participants HYROX® issus du CrossFit qui courent une première partie contrôlée finissent plus vite que ceux qui attaquent la course depuis le départ. Non pas parce qu’ils ont économisé plus d’énergie en valeur absolue, mais parce qu’une allure régulière au bon niveau d’effort est une utilisation plus efficace des réserves glycolytiques sur un effort de 90 minutes que de front-loader l’intensité et forcer la récupération en milieu de course.[8]
C’est une compétence qui s’acquiert. Elle va simplement à l’encontre de chaque réflexe compétitif que le CrossFit a construit au fil des années. Les athlètes qui font cet ajustement avant leur première course HYROX® vivent une expérience significativement meilleure que ceux qui l’apprennent à la dure au quatrième kilomètre.
Questions fréquentes
Un athlète CrossFit peut-il performer en HYROX® sans bloc de transition spécifique ?
Un athlète CrossFit très bien conditionné peut finir HYROX® sans bloc de transition, mais il sous-performera presque certainement par rapport à ce qu’un athlète préparé spécifiquement pour HYROX® réalise. Les lacunes spécifiques (base de course, discipline d’allure, technique aux stations) ne se comblent pas d’elles-mêmes grâce à la condition physique générale. Un athlète CrossFit avec un temps de Fran de 65 minutes qui n’a pas construit de course en zone 2 se fera dépasser en deuxième partie de course par des athlètes avec une condition de base inférieure qui ont fait le travail de course.
Quel volume de course me faut-il vraiment pour HYROX® ?
Arriver le jour de la course en courant régulièrement 35 à 40 km par semaine est le seuil à partir duquel la course cesse d’être un facteur limitant. En dessous, surtout en dessous de 25 km par semaine, les 8 km cumulés en HYROX® commencent à coûter du temps que la technique aux stations et la force ne peuvent pas compenser. Le plan de transition ci-dessus progresse de 25 à 40 km sur 12 semaines, une progression réaliste pour un athlète CrossFit qui augmente son volume de course sans risque de blessure.
Dois-je arrêter le CrossFit pendant ma préparation HYROX® ?
Pas entièrement, mais le volume et la structure doivent changer significativement. Les WODs à haute intensité entrent directement en concurrence avec le travail de base aérobie et la pratique spécifique aux stations qu’exige HYROX®. Pendant le bloc de transition, gardez une ou deux séances de style WOD par semaine pour maintenir l’intensité, mais remplacez le reste par de la course, de la pratique aux stations et de la musculation pour la chaîne postérieure. Un volume CrossFit complet en parallèle d’un entraînement spécifique HYROX® aboutit généralement à une adaptation insuffisante à la course.
Quelles stations HYROX® sont les plus difficiles pour les athlètes CrossFit ?
Le SkiErg et les Sandbag Lunges sont systématiquement les stations les plus surprenantes pour les athlètes CrossFit. Le SkiErg exige une production rythmique et soutenue du haut du corps à intensité modérée, une demande qui n’est reproduite par rien dans un programme CrossFit standard. Les Sandbag Lunges au poids de course (20 kg pour les hommes, 10 kg pour les femmes) sur 100 mètres cumulés sur des jambes fatiguées représentent un défi d’endurance spécifique qui n’a pas d’équivalent direct en CrossFit. Les deux s’améliorent rapidement avec une pratique ciblée.
Comment HYROX® se compare-t-il au CrossFit comme sport à long terme ?
Ils servent des objectifs compétitifs différents. Le CrossFit récompense une capacité généraliste sur une large gamme de mouvements incluant la gymnastique, l’haltérophilie et la puissance de courte durée. HYROX® récompense l’endurance de force aérobie dans un format fixe et reproductible où les résultats sont directement comparables d’une épreuve à l’autre et d’une année à l’autre. Beaucoup d’athlètes pratiquent les deux : les compétitions HYROX® servent de saisons de base aérobie et la préparation CrossFit Open comme saisons d’intensité et de technique. Les qualités physiques se recoupent plus qu’elles ne s’opposent, mais l’accent de l’entraînement dans chaque bloc doit refléter le format de compétition.
Sources
La tolérance psychologique à l’inconfort soutenu est une adaptation entraînable. L’exposition répétée du CrossFit à des efforts de haute intensité en environnement compétitif développe ce que les chercheurs appellent la « tolérance à la douleur » : la capacité à maintenir l’effort en présence de sensations intenses de fatigue. Cette adaptation se transfère aux exigences cumulées de HYROX® même lorsque le schéma physiologique d’effort diffère. ↩
L’entraînement de base aérobie en zone 2 stimule l’augmentation de la densité mitochondriale et la régulation à la hausse des enzymes oxydatives, spécifiques aux efforts sous-maximaux soutenus. Un travail à intensité plus élevée bien structuré peut aussi stimuler des gains mitochondriaux et de VO2 max, donc le vrai déficit n’est pas l’intensité en soi : la structure de course typique du CrossFit (intervalles de 200 à 800 m intégrés aux WODs) n’accumule tout simplement pas le volume de course soutenu ni la pratique de gestion d’allure requis pour 8 km de course à l’allure de course, que le volume aérobie à faible fatigue construit efficacement.[^6] ↩
La demande aérobie du SkiErg à l’intensité de course (production soutenue pendant 4 à 6 minutes à l’allure requise pour des temps HYROX® compétitifs) est avant tout un défi d’endurance aérobie, pas un défi de force maximale. Les athlètes avec une puissance de pointe élevée pour le haut du corps mais une endurance aérobie limitée pour le haut du corps peuvent trouver le SkiErg disproportionnellement difficile par rapport à leurs indicateurs de force absolue. ↩
L’entraînement de transition course-station (réaliser 1 km de course à l’allure de course immédiatement suivi d’une station HYROX® sans repos) est le stimulus d’entraînement le plus spécifique à la course en préparation HYROX®. Il entraîne la coordination neuromusculaire sous stress cardiovasculaire et développe la tolérance à la réalisation de mouvements fonctionnels à fréquence cardiaque élevée, ce qui est la principale différence de demande entre la pratique isolée des stations et la performance le jour de la course. ↩
Les courses HYROX® dans le monde entier suivent un format identique : 1 km de course suivi de chacune des huit stations, dans un ordre fixe, à des distances et des poids fixes selon la division. Cette standardisation signifie que chaque simulation complète de course réalisée à l’entraînement est directement prédictive de l’expérience le jour de la course, contrairement aux épreuves à parcours ou format variable. Source : directives officielles du format de course HYROX®. ↩
Storoschuk, K. L., Moran-MacDonald, A., Gibala, M. J., & Gurd, B. J. (2025). Much ado about Zone 2: A narrative review assessing the efficacy of Zone 2 training for improving mitochondrial capacity and cardiorespiratory fitness in the general population. Sports Medicine. https://doi.org/10.1007/s40279-025-02261-y ↩
Brandt, T., Ebel, C., Lebahn, C., & Schmidt, A. (2025). Acute physiological responses and performance determinants in HYROX® - a new running-focused high intensity functional fitness trend. Frontiers in Physiology, 16, 1519240. https://doi.org/10.3389/fphys.2025.1519240 ↩
Ribeiro, G., De Aguiar, R. A., Tramontin, A. F., Martins, E. C., & Caputo, F. (2024). Fatigue and performance rates as decision-making criteria in pacing control during CrossFit. Perceptual and Motor Skills, 131(4), 1274-1290. https://doi.org/10.1177/00315125241247858 ↩
Cet article vous a aidé ?
Articles similaires
Programme d'entraînement HYROX : 3, 4 ou 5 jours/semaine
Le programme d'entraînement HYROX® qui s'adapte réellement à votre semaine. Un planning sur 7 jours éprouvé, construit sur les benchmarks Repz par division.
périodisation hyroxPériodisation HYROX : structurer votre mésocycle d’entraînement
Structurez votre préparation HYROX® avec un modèle de périodisation éprouvé. Découvrez les quatre phases : Base, Construction, Pic et Affûtage, et ce qu’il faut faire à chacune.
plan hyrox 6 semainesPlan d’entraînement HYROX® : démarrage rapide en 6 semaines
Plan HYROX® de 6 semaines pour athlètes avec une base physique. 4 séances/semaine : course, stations et musculation. Prêt à courir en 6 semaines.
Sachez où vous en êtes
Lire, c’est bien. S’entraîner avec un plan taillé sur vos points faibles, c’est mieux. Téléchargez Repz et transformez cet article en votre prochaine séance.