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Endurance aérobie

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La capacité à maintenir un effort d’intensité modérée sur une longue durée grâce aux filières énergétiques aérobies. La qualité physique la plus sollicitée sur l’ensemble d’une course HYROX®.

Endurance aérobie : La capacité à maintenir un effort d’intensité modérée sur une longue durée grâce aux filières énergétiques aérobies. La qualité physique la plus sollicitée sur l’ensemble d’une course HYROX®.

Endurance aérobie

L’endurance aérobie, c’est la capacité de votre corps à soutenir un effort physique prolongé en s’appuyant sur les filières énergétiques dépendantes de l’oxygène. Quand vous courez à une allure confortable, pédalez de façon régulière ou ramez pendant 20 minutes ou plus, vos muscles puisent l’essentiel de leur énergie dans le système aérobie : il dégrade glucides et lipides en présence d’oxygène pour produire de l’ATP. C’est cette capacité qui est la plus sollicitée, de la première à la dernière station, sur toute la durée d’une course HYROX®.

Pourquoi c’est décisif en HYROX®

Une course HYROX® dure généralement entre 60 et 100 minutes ou plus, ce qui la place résolument dans le domaine aérobie. Les stations créent des pics anaérobies ponctuels, mais l’immense majorité du temps de course se passe à ou sous le seuil anaérobie.[2] Les athlètes dotés d’une solide base aérobie maintiennent un pourcentage plus élevé de leur puissance maximale tout au long de la course, récupèrent plus vite entre les stations et voient moins leurs performances décliner au fil des huit segments.

Le système aérobie régule aussi la récupération entre les efforts intenses. Après un Sled Push poussé à fond, c’est lui qui élimine le lactate, reconstitue les réserves de phosphocréatine et ramène la fréquence cardiaque vers la ligne de base pendant la portion de course qui suit. Les athlètes dont l’endurance aérobie est insuffisante ne récupèrent jamais vraiment entre les stations : chaque effort suivant en pâtit.

L’endurance aérobie définit votre « plancher » : l’allure minimale que vous pouvez tenir quand tout le reste est à plat. Dans les trois dernières stations d’une course HYROX®, glycogène épuisé et muscles en feu, c’est le moteur aérobie qui vous maintient en mouvement. Sans lui, vous marchez. Avec lui, vous avancez à une allure qui protège votre temps final.

Comment l’entraîner

Construisez votre base aérobie par un entraînement régulier à intensité modérée. Le zone 2 (60-70 % de la fréquence cardiaque maximale, allure de conversation) couru 30 à 60 minutes, 3 à 4 fois par semaine, est la méthode la plus efficace pour développer l’endurance aérobie. Ces séances doivent se sentir maîtrisées, presque « trop faciles » : c’est voulu. Les adaptations se produisent au niveau cellulaire : plus de mitochondries, un réseau capillaire plus dense, une meilleure utilisation des lipides.[1]

Une sortie longue de 60 à 90 minutes par semaine repousse votre plafond d’endurance et habitue votre corps à gérer l’apport en carburant et en hydratation sur des efforts de durée comparable à la course. Intégrez-y des éléments propres à HYROX® : glissez 50 Wall Balls ou 500 m de Rowing au bout de 45 minutes pour simuler l’interruption d’une station.

Le rameur et le vélo à intensité modérée sont d’excellents compléments aérobies qui épargnent vos articulations des chocs liés aux kilomètres de course supplémentaires. Une séance hebdomadaire de 45 minutes en endurance fondamentale sur rameur ou vélo ajoute du volume aérobie sans le risque de blessure associé à davantage de course à pied. C’est particulièrement précieux lors des blocs d’entraînement à haut volume.

Points clés

  • Courez en zone 2 lors de 3 à 4 séances par semaine : c’est le pilier du développement aérobie.
  • Intégrez une sortie longue (60-90 min) chaque semaine pour repousser votre plafond d’endurance.
  • Utilisez le rameur ou le vélo pour un volume aérobie à faible impact en complément de la course.
  • Soyez régulier : l’endurance aérobie répond à la fréquence et à la constance sur des mois, pas des semaines.[1]
  • Ne sautez pas les séances faciles : c’est là que se produit la majorité des adaptations aérobies.

Questions fréquentes

Quelle différence entre endurance aérobie et endurance cardiovasculaire ?

Ces deux notions sont proches et souvent utilisées indifféremment. L’endurance cardiovasculaire met l’accent sur la capacité du cœur et du système circulatoire, tandis que l’endurance aérobie porte davantage sur la capacité musculaire et métabolique à utiliser l’oxygène pour produire de l’énergie. En pratique, travailler l’une améliore l’autre : les deux sont indispensables en HYROX®.

Combien de séances d’entraînement aérobie par semaine pour un athlète HYROX® ?

La plupart des coachs recommandent 3 à 5 séances aérobies par semaine, pour un total de 3 à 6 heures selon votre niveau et vos objectifs. Les débutants progressent avec des séances régulières de 30 minutes ; les athlètes compétitifs peuvent accumuler 5 à 7 heures de travail aérobie hebdomadaire. Le maître mot : la durabilité. Un entraînement modéré mais constant l’emporte toujours sur des efforts intenses mais irréguliers.


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Sources

  1. Silva Oliveira P, Boppre G, Fonseca H (2024). Comparison of Polarized Versus Other Types of Endurance Training Intensity Distribution on Athletes' Endurance Performance: A Systematic Review with Meta-analysis. Sports medicine (Auckland, N.Z.). https://doi.org/10.1007/s40279-024-02034-z

  2. Seiler, S. (2010). What is best practice for training intensity and duration distribution in endurance athletes? International Journal of Sports Physiology and Performance, 5(3), 276-291. https://doi.org/10.1123/ijspp.5.3.276

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