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Inflammation : entraînement et récupération

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Repz
··Mis à jour ·3 min de lecture
Illustration à l’encre : Athlète se reposant sur un banc
L’inflammation participe à la réponse immunitaire aux blessures et aux infections. Sa signification dépend du tissu, de la cause et de la durée ; courbatures et montre ne diagnostiquent pas une inflammation chronique.

Inflammation aiguë et persistante

Les processus inflammatoires peuvent défendre et réparer les tissus. Une inflammation persistante peut également contribuer à la maladie. Le NIAMS décrit des effets liés à la réparation et des effets délétères, avec d’importantes différences entre tissus et situations.

Il est trop simple de qualifier toute inflammation brève de bénéfique et toute fatigue après l’effort d’inflammation chronique. Il n’est pas non plus établi que chaque séance HYROX® doit endommager les tissus pour être utile.

Les dommages ne sont pas l’objectif

Damas et ses collègues ont suivi dix jeunes hommes pendant dix semaines de musculation. Les dommages musculaires étaient les plus importants au début et diminuaient avec l’entraînement. La relation entre synthèse protéique mesurée et croissance musculaire apparaissait après la diminution des dommages initiaux.

Cette petite étude de musculation ne décrit pas toutes les adaptations d’endurance. Elle remet toutefois en cause l’idée que davantage de dommages entraîne nécessairement plus de croissance. Rechercher volontairement les courbatures est donc un mauvais critère de qualité d’une séance.

Bien interpréter les recherches sur les médicaments

Lilja et ses collègues ont étudié 31 adultes sains de 18 à 35 ans pendant huit semaines de travail des extenseurs du genou. Ils comparaient 1 200 mg quotidiens d’ibuprofène à 75 mg d’acide acétylsalicylique. Les gains de volume musculaire étaient plus faibles dans le groupe ibuprofène ; les résultats de force dépendaient de la méthode d’entraînement.

La comparaison ne portait pas sur une dose occasionnelle face à une absence de médicament. Elle ne prouve ni que tous les anti-inflammatoires nuisent toujours à toute adaptation, ni qu’il faut attendre deux à quatre heures après chaque séance. Le recours à un médicament dépend du motif de traitement et d’un avis professionnel ; n’arrêtez pas un traitement prescrit sur cette base.

Interprétation pratique

Notez la localisation des douleurs, leur évolution et les activités qui les aggravent. Des symptômes persistants ou croissants méritent une évaluation adaptée. Des courbatures de 72 heures, une faible VFC ou de la fatigue ne prouvent pas une inflammation systémique.

Repas, sommeil et charge soutenable font partie de la préparation. Ils ne doivent pas être présentés comme un traitement garanti d’un problème inflammatoire non diagnostiqué, ni remplacés par une routine de compléments « anti-inflammatoires ».

Questions

Davantage de courbatures signifie-t-il une meilleure séance ?

Non. Les courbatures ne mesurent pas directement l’adaptation et les dommages tissulaires ne déterminent pas à eux seuls les progrès produits.

Faut-il prendre systématiquement de l’ibuprofène pour récupérer ?

N’en faites pas une habitude automatique d’entraînement. Discutez de l’indication et des risques avec un professionnel de santé et respectez les conseils liés à un traitement prescrit.

Ma montre détecte-t-elle une inflammation chronique ?

Non. Fréquence cardiaque et VFC n’identifient pas la cause de symptômes et ne diagnostiquent pas une maladie inflammatoire.

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