Flexion plantaire
Flexion plantaire : pointer le pied vers le bas en étendant la cheville, mouvement de propulsion à la course, au saut et au Sled Push. Motorisé principalement par les mollets (gastrocnémien et soléaire).
Flexion plantaire
La flexion plantaire, c’est le mouvement qui consiste à pointer le pied vers le bas en augmentant l’angle entre le pied et le tibia, à l’opposé de la dorsiflexion. C’est le geste de propulsion qui vous fait avancer à la course, qui génère le saut dans les Burpee Broad Jumps et qui pousse la force dans le sol à chaque pas du Sled Push. Portée principalement par le gastrocnémien et le soléaire, la flexion plantaire est l’un des mouvements les plus sollicités d’une course HYROX®.
Pourquoi c’est essentiel en HYROX®
Chaque foulée en HYROX® se termine par une poussée en flexion plantaire. Sur environ 12 000 foulées réparties sur 8 km, les mollets doivent produire une flexion plantaire puissante et répétée, contre deux à trois fois le poids du corps par pas. Des fléchisseurs plantaires faibles ou fatigués raccourcissent la phase de poussée, réduisent la longueur de foulée et font monter les temps de course.
Au Sled Push, la flexion plantaire applique la force au sol à chaque fin de pas. Les athlètes qui disposent d’une flexion plantaire solide génèrent plus de force horizontale via l’avant-pied, ce qui maintient la vitesse du sled. Quand les mollets lâchent, on compense davantage par les hanches et les genoux, une configuration moins efficace.
Les Burpee Broad Jumps exigent une flexion plantaire explosive pour propulser le corps vers l’avant. Sur 80 m de sauts, des mollets qui fatiguent raccourcissent la distance par répétition, multiplient le nombre de sauts nécessaires et alourdissent le temps de station. Les Sandbag Lunges requièrent elles aussi la flexion plantaire pour stabiliser et pousser vers le haut à chaque fente.
Les crampes aux mollets dans la seconde moitié d’une course HYROX® sont presque toujours un problème d’endurance en flexion plantaire : les muscles ne parviennent tout simplement plus à enchaîner des contractions forcées après 45 minutes ou plus de charge continue.
Comment ça fonctionne
La flexion plantaire se produit à l’articulation talo-crurale lorsque le gastrocnémien et le soléaire se contractent, tirant le calcanéum (l’os du talon) vers le haut via le tendon d’Achille. Le gastrocnémien, le muscle visible à deux chefs à l’arrière du mollet, croise à la fois le genou et la cheville. Il est le plus actif lors d’une flexion plantaire genou tendu, comme à la course ou au saut. Le soléaire, plus profond, ne croise que la cheville et prend le relais comme fléchisseur principal quand le genou est fléchi, notamment au Sled Push et à la poussée dans les fentes.
D’autres muscles participent à la flexion plantaire : le tibial postérieur, les péroniers long et court, et les fléchisseurs des orteils. Ensemble, ils peuvent générer des forces supérieures à 1 000 newtons lors d’une poussée explosive.
Le tendon d’Achille joue un rôle déterminant en stockant l’énergie élastique lors de la dorsiflexion (chargement du pied) et en la restituant lors de la flexion plantaire (poussée). Ce mécanisme de ressort réduit le coût métabolique de la course en recyclant l’énergie. Des tendons d’Achille bien entraînés sont plus rigides et stockent plus d’énergie, ce qui rend chaque poussée plus efficace[3].[2]
Comment l’améliorer et l’entraîner
- Élévations des talons debout. 3 à 4 séries de 12 à 15 répétitions au poids du corps ou avec charge additionnelle, pour cibler le gastrocnémien. Travaillez sur une amplitude complète : descendez le talon sous le niveau de la marche pour étirer au maximum.
- Élévations des talons assis. 3 séries de 15 à 20 répétitions avec le genou fléchi à 90 degrés pour isoler le soléaire, le fléchisseur plantaire principal au Sled Push et dans les fentes.
- Pogos et sauts sur place. Petits sauts rapides en n’utilisant que la contraction des mollets (flexion de genou minimale) pour développer la flexion plantaire réactive et élastique utilisée à la course. 3 séries de 20 à 30 sauts.
- Sprints en côte. Courir en montée force une flexion plantaire prolongée contre la gravité, ce qui développe à la fois la force et l’endurance. Réalisez 6 à 8 sprints de 60 m en côte chaque semaine.
- Descentes excentriques du mollet. Montez sur deux pieds, descendez sur un seul en 3 secondes. 3 séries de 15 répétitions par jambe pour développer la force excentrique et protéger le tendon d’Achille.
Questions fréquentes
Pourquoi mes mollets crampe-t-ils dans la seconde moitié d’une course HYROX® ?
Les crampes aux mollets résultent généralement d’une fatigue accumulée dans les fléchisseurs plantaires, combinée à la déshydratation et à la déplétion en électrolytes. À la mi-course, les mollets enchaînent des contractions forcées depuis 45 minutes ou plus. Pour les éviter, développez l’endurance de vos mollets avec un travail à haute répétition, maintenez une hydratation avec apport en sodium et gérez votre allure en début de course pour repousser la fatigue prématurée.
Faut-il entraîner les mollets séparément ou la course suffit-elle ?
La course seule ne fournit pas une surcharge suffisante pour développer la force nécessaire aux exigences de HYROX®.[1] Un entraînement dédié des mollets deux à trois fois par semaine, combinant des élévations lourdes debout, des élévations assises et des sauts pliométriques, construit la capacité de réserve nécessaire pour maintenir la flexion plantaire sur les 8 stations et tous les segments de course.
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Sources
Trowell D, Vicenzino B, Saunders N (2020). Effect of Strength Training on Biomechanical and Neuromuscular Variables in Distance Runners: A Systematic Review and Meta-Analysis. Sports medicine (Auckland, N.Z.). https://doi.org/10.1007/s40279-019-01184-9 ↩
Bohm, S., Mersmann, F., Santuz, A., & Arampatzis, A. (2021). Enthalpy efficiency of the soleus muscle contributes to improvements in running economy. Proceedings of the Royal Society B: Biological Sciences, 288(1943), 20202784. ↩
Fletcher, J. R., & MacIntosh, B. R. (2017). Running economy from a muscle energetics perspective. Frontiers in Physiology, 8, 433. ↩
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