Plantarflexion
La plantarflexion est le mouvement qui consiste à pointer le pied et les orteils vers le bas, sollicité lors des élévations de mollets, des sauts et de la phase de poussée en course.
Définition
La plantarflexion est le mouvement de la cheville qui pointe le pied et les orteils vers le bas, en éloignant le pied du tibia et en augmentant l’angle entre le pied et la jambe. C’est le mouvement opposé à la dorsiflexion. Les muscles principaux responsables de la plantarflexion sont le gastrocnémien et le soléaire (les mollets dans leur ensemble), avec la participation du tibial postérieur, du long fibulaire et du court fibulaire.
La plantarflexion est essentielle à la locomotion : elle fournit la force de poussée lors de la marche, de la course et des sauts. Les fléchisseurs plantaires de la cheville génèrent plus de force pendant la course que n’importe quel autre groupe musculaire du membre inférieur.
En HYROX®
La plantarflexion est l’un des mouvements les plus sollicités en HYROX®. À chaque foule sur les 8 km de course, les mollets fléchissent plantairement la cheville pour propulser le corps vers l’avant lors de la poussée. Cela représente des milliers de cycles de plantarflexion par course : l’endurance des mollets devient un facteur de performance décisif.
Au Sled Push, la plantarflexion assure la poussée finale à chaque pas. Lors des Burpee Broad Jumps, une plantarflexion explosive contribue à la distance de saut. Même à la station Wall Balls, les mollets se contractent en plantarflexion pendant la phase de montée pour ajouter de la puissance au lancer.
Les crampes et la fatigue des mollets dues à la répétition de la plantarflexion sont fréquentes en HYROX®, surtout dans les derniers tours de course. Les athlètes qui manquent d’endurance dans les mollets risquent une gêne au tendon d’Achille ou des crampes involontaires qui dégradent sensiblement la performance.
Points clés
- Muscles principaux : gastrocnémien (plantarflexion rapide et puissante), soléaire (plantarflexion soutenue)
- Amplitude normale : environ 40-50 degrés de plantarflexion
- Mouvement opposé : Dorsiflexion
- Plan de mouvement : Plan sagittal
- Demandes en HYROX® : poussée en course (8 km), poussée au Sled Push, impulsion aux Burpee Broad Jumps
Conseils d’entraînement
Développez l’endurance des mollets avec des élévations à haute répétition : travaillez en jambes tendues (cible le gastrocnémien) et en jambes fléchies (cible le soléaire). Visez 3 à 4 séries de 15 à 25 répétitions, en progressant vers des variations unipodales. Le soléaire est particulièrement important pour l’endurance en plantarflexion spécifique à la course, car il travaille principalement lors de contractions lentes et soutenues.
Intégrez du travail pliométrique, comme des pogos et des sauts sur les chevilles (2 à 3 séries de 15 à 20 contacts), pour développer la force réactive en plantarflexion indispensable à une mécanique de course efficace.[2][1] Étirez bien les mollets après chaque séance pour préserver l’amplitude en dorsiflexion. Utilisez Repz pour suivre l’évolution de votre allure au fil des tours de course : une baisse dans les derniers segments est souvent le signe d’une fatigue des mollets et d’une perte de puissance en plantarflexion.
Termes associés
La plantarflexion est le mouvement opposé à la dorsiflexion. Elle se produit dans le plan sagittal et est classifiée comme une extension de la cheville. La pronation concerne la mécanique du pied et interagit avec le timing de la plantarflexion.
FAQ
Pourquoi mes mollets crampe-t-ils pendant les courses HYROX® ?
Les crampes des mollets en HYROX® résultent généralement d’une combinaison de facteurs : manque d’endurance spécifique des mollets, déshydratation, déplétion en électrolytes et demande cumulative en plantarflexion sur 8 km de course plus les stations. Travailler l’endurance des mollets avec des séries à haute répétition et veiller à une bonne hydratation le jour de la course sont les solutions principales.
Faut-il entraîner le gastrocnémien et le soléaire séparément ?
Oui. Le gastrocnémien se travaille mieux avec des élévations de mollets en jambes tendues et produit davantage de force lors d’une plantarflexion rapide et puissante. Le soléaire se travaille avec des élévations en jambes fléchies et contribue plus à une plantarflexion soutenue et moins intense pendant la course. Les deux sont indispensables à la performance en HYROX®.
Sources
Trowell D, Vicenzino B, Saunders N (2020). Effect of Strength Training on Biomechanical and Neuromuscular Variables in Distance Runners: A Systematic Review and Meta-Analysis. Sports medicine (Auckland, N.Z.). https://doi.org/10.1007/s40279-019-01184-9 ↩
Spurrs, R. W., Murphy, A. J., & Watsford, M. L. (2003). The effect of plyometric training on distance running performance. European Journal of Applied Physiology, 89(1), 1-7. ↩
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