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Lactate

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Sous-produit de la glycolyse anaérobie qui s’accumule dans les muscles lors des efforts intenses. Gérer l’accumulation de lactate est essentiel pour maintenir l’allure de course en HYROX®.

Lactate : sous-produit de la glycolyse anaérobie qui s’accumule dans les muscles lors des efforts intenses. Gérer l’accumulation de lactate est essentiel pour maintenir l’allure de course en HYROX®.

Lactate

Le lactate est un sous-produit métabolique produit lorsque les muscles dégradent le glucose pour produire de l’énergie sans oxygène suffisant, par le biais de ce qu’on appelle la glycolyse anaérobie. Contrairement au mythe répandu qui en fait un « déchet » responsable des courbatures, la physiologie sportive moderne reconnaît le lactate comme un carburant de valeur que l’organisme recycle activement. Gérer l’équilibre entre production et élimination du lactate est l’une des compétences physiologiques les plus déterminantes en compétition HYROX®.

Pourquoi c’est essentiel en HYROX®

Chaque station HYROX® fait monter le lactate. Le Sled Push, les Burpee Broad Jumps et les Wall Balls exigent des efforts au-dessus du seuil lactique : l’organisme produit alors du lactate plus vite qu’il ne peut l’éliminer. La concentration sanguine de lactate, qui se situe confortablement à 2–3 mmol/L pendant la course, peut grimper à 8–12 mmol/L ou davantage pendant le travail aux stations.[2][1]

La capacité à tolérer et à éliminer le lactate détermine directement la vitesse à laquelle un athlète retrouve son allure de course après une station. Un organisme qui achemine efficacement le lactate des muscles actifs vers le cœur, le foie et les muscles moins sollicités pour le reconvertir en carburant reprend sa course plus tôt et plus vite. À l’inverse, une mauvaise clairance du lactate oblige à ralentir fortement en début de chaque segment de course, ce qui coûte plusieurs minutes sur l’ensemble de la race.

La gestion du lactate est aussi centrale dans les décisions de pacing. Forcer trop sur une station provoque un pic de lactate si élevé que le segment de course suivant se transforme en survie. Les athlètes HYROX® expérimentés apprennent à doser l’intensité aux stations pour trouver l’équilibre entre vitesse d’exécution et accumulation maîtrisée du lactate.

Comment ça fonctionne

Quand l’intensité de l’exercice dépasse la capacité du système aérobie à fournir de l’énergie, l’organisme s’appuie de plus en plus sur la glycolyse anaérobie : la dégradation rapide du glucose en l’absence d’oxygène suffisant. Ce processus produit de l’ATP (énergie) rapidement, mais génère aussi du lactate et des ions hydrogène.

Ce sont les ions hydrogène, et non le lactate lui-même, qui provoquent la sensation de brûlure et la fatigue musculaire lors des efforts intenses. Le lactate tamponne en réalité une partie de ces ions et sert de source d’énergie. Le cœur, les fibres musculaires lentes et le foie absorbent et oxydent le lactate pour produire de l’énergie supplémentaire : c’est la navette lactate.

Le seuil lactique correspond à l’intensité d’exercice à laquelle la production de lactate dépasse son élimination, entraînant une hausse exponentielle de la lactatémie. S’entraîner à cette intensité ou près d’elle améliore la capacité à éliminer le lactate et repousse le seuil vers des intensités plus élevées.[3] Pour les athlètes HYROX®, un seuil lactique plus haut permet de soutenir des allures plus rapides en course comme aux stations avant que l’accumulation exponentielle ne commence.

Comment entraîner la gestion du lactate

  • Courses au seuil : efforts soutenus à l’intensité du seuil lactique (environ l’allure que vous pourriez tenir 60 minutes en course) pendant 20 à 40 minutes. Ces séances apprennent à l’organisme à éliminer le lactate à des taux de production progressivement plus élevés.
  • Transitions station-course : enchaînez un effort à une station (par exemple 3 minutes de Wall Balls) suivi immédiatement d’une course à allure cible. Ce travail apprend à l’organisme à éliminer le lactate induit par la station tout en maintenant la vitesse de course.
  • Fractionné : intervalles de 3 à 5 minutes à 90–95 % de la fréquence cardiaque maximale avec 2 à 3 minutes de récupération en footing. Ces montées répétées au-dessus du seuil améliorent à la fois la tolérance au lactate et la capacité d’élimination.
  • Entraînement zone 2 : sorties longues à allure facile (60–70 % de la fréquence cardiaque maximale) pour développer la densité mitochondriale qui sous-tend l’élimination aérobie du lactate. C’est le socle qui rend tout le travail au seuil plus efficace.
  • Simulations de course : simulations HYROX® complètes ou partielles à l’allure cible de course : elles apprennent à l’organisme et au cerveau à gérer les fluctuations de lactate sur l’ensemble des huit transitions.

Questions fréquentes

Le lactate est-il responsable des courbatures ?

Non. C’est un mythe tenace. Le lactate est éliminé du sang dans les 30 à 60 minutes suivant l’effort. Les courbatures (DOMS) résultent des micro-lésions des fibres musculaires et de la réponse inflammatoire qui s’ensuit, pas de l’accumulation de lactate.

Quel est un bon seuil lactique pour HYROX® ?

Le seuil lactique s’exprime mieux en allure ou en puissance qu’en chiffre brut de lactatémie. Un athlète HYROX® bien entraîné affiche généralement un seuil lactique de course entre 4:00 et 5:00 min/km, selon son poids corporel et son niveau de forme. Le critère clé : à quelle vitesse pouvez-vous courir tout en maintenant le lactate en dessous d’environ 4 mmol/L ?


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Sources

  1. Thurlow F, Weakley J, Townshend AD (2023). The Acute Demands of Repeated-Sprint Training on Physiological, Neuromuscular, Perceptual and Performance Outcomes in Team Sport Athletes: A Systematic Review and Meta-analysis. Sports medicine (Auckland, N.Z.). https://doi.org/10.1007/s40279-023-01853-w

  2. Brandt, T., Ebel, C., Lebahn, C., & Schmidt, A. (2025). Acute physiological responses and performance determinants in HYROX®© – a new running-focused high intensity functional fitness trend. Frontiers in Physiology, 16, 1519240. https://doi.org/10.3389/fphys.2025.1519240

  3. Meixner, B., Filipas, L., Holmberg, H.-C., & Sperlich, B. (2025). Zone 2 intensity: A critical comparison of individual variability in different submaximal exercise intensity boundaries. Translational Sports Medicine, 2025, 2008291. https://doi.org/10.1155/tsm2/2008291

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