Burpee Broad Jump pour débutants : construire les bases
Débutant face au Burpee Broad Jump ? Technique, progression et comment enchaîner 5 répétitions sans pause avant votre premier HYROX® le jour de la course.
Ce que vous signez vraiment en arrivant à la station 4
C’est à la station 4 que la plupart des débutants HYROX® reçoivent leur premier vrai choc.
Vous venez de terminer le Sled Pull (50 mètres en marche arrière sous 72 ou 102 kg) et vos ischio-jambiers, vos fessiers et vos avant-bras sont en pleine révolte. Vous posez le pied sur la piste en gazon, vous regardez devant vous 80 mètres de sol ouvert, et le juge de station vous dit de commencer vos Burpee Broad Jumps.
Si vous n’avez jamais travaillé ce mouvement avant le jour de la course, les prochaines minutes resteront gravées dans votre mémoire pour les mauvaises raisons.
Le Burpee Broad Jump est la station 4 sur 8 dans chaque course HYROX® dans le monde entier. La distance est toujours de 80 mètres. La norme est toujours la même : poitrine au sol sur le burpee. Les demi-burpees ne sont pas autorisés et les juges vous demanderont de reprendre la répétition si votre poitrine ne touche pas le sol. Le mouvement se répète sans interruption jusqu’à ce que vous ayez couvert la distance complète.
Pour un athlète qui court son premier HYROX® sans préparation spécifique, cette station cumule plusieurs difficultés : demande cardiovasculaire, coordination de tout le corps, et une distance qui paraît bien plus longue à l’œil qu’elle ne le semble sur une carte. La plupart des débutants ont besoin de 20 à 25 répétitions pour la couvrir, en supposant une distance de saut de 3,2 à 4 mètres par répétition. Beaucoup, sans préparation, en font davantage et terminent la seconde moitié en mode survie.
Ce guide a pour objectif d’éviter ce scénario.
Plusieurs saisons de données de course révèlent un schéma constant : les athlètes qui s’entraînent spécifiquement au BBJ, même à faible volume, sont nettement plus performants à cette station que des athlètes de niveau similaire qui misent uniquement sur leur condition physique générale. Le mouvement s’apprend. La station est gérable. Mais elle exige une pratique délibérée avant de poser le pied sur ce tapis.
Pour un aperçu complet de la mécanique de station, des repères techniques et de la stratégie le jour de la course, le guide HYROX® Burpee Broad Jump est la ressource la plus complète disponible.
Anatomie du mouvement : chaque partie d’une répétition
Avant de vous entraîner au BBJ, vous devez comprendre à quoi ressemble une répétition légale et efficace, car beaucoup de débutants pratiquent une version incorrecte et la répètent jusqu’au jour de la course.
Une répétition complète de Burpee Broad Jump se décompose en cinq phases :
Phase 1 : la descente. Depuis la position debout, charnière de hanche, posez les deux mains au sol devant vos pieds. Reculez les pieds en stepant ou en sautant jusqu’à atteindre la position de planche.
Phase 2 : le push-up. Descendez jusqu’à ce que votre poitrine touche le sol. C’est l’exigence poitrine au sol. Aucune tolérance. Votre sternum touche le sol, puis vous poussez jusqu’à la planche. Les hanches ne touchent pas. Le nombril ne compte pas. La poitrine uniquement.
Phase 3 : le retour debout. Ramenez vos pieds vers vos mains en stepant ou en sautant, puis levez-vous. C’est là que beaucoup de débutants perdent du temps : ils se relèvent trop lentement ou marquent une pause debout avant de sauter.
Phase 4 : le saut en longueur. Debout, balancez les bras, chargez par les hanches et les genoux, et sautez le plus loin possible vers l’avant, en atterrissant sur les deux pieds simultanément.
Phase 5 : l’atterrissage et l’enchaînement. Atterrissez sur le milieu du pied avec les genoux fléchis, absorbez l’impact et entamez immédiatement la répétition suivante depuis votre position d’atterrissage. Votre point d’atterrissage est votre nouvelle position de départ : ne reculez pas.[1]
Les erreurs les plus fréquentes chez les débutants se regroupent en trois catégories : un contact de poitrine incomplet en phase 2 (qui entraîne des pénalités et des répétitions à refaire), une pause entre la phase 3 et la phase 4 (qui brise votre rythme et ajoute des secondes à chaque répétition), et une position d’atterrissage trop verticale ou déséquilibrée vers l’arrière (qui empêche vos pieds d’être bien positionnés pour enchaîner le burpee suivant).
Les trois sont corrigeables avec de la pratique délibérée. Aucune ne se règle le jour de la course.
Ce que la station vous coûte physiquement
Comprendre la demande physique du BBJ vous aide à vous entraîner plus intelligemment et à mieux gérer votre allure le jour de la course.
Le Burpee Broad Jump n’est ni un exercice de force pure ni un exercice cardio pur. Il se situe à l’intersection de trois qualités physiques distinctes :
Puissance explosive des membres inférieurs. La partie saut en longueur exige une extension de hanche puissante et un balancement de bras pour générer de la distance horizontale. C’est une fonction de la chaîne postérieure (en particulier les fessiers, les ischio-jambiers et les mollets) et de l’énergie élastique stockée dans les tendons pendant la phase de charge avant le décollage. Les athlètes qui ont des jambes de squatteur mais aucun passé en pliométrie se retrouvent souvent avec des sauts plus courts qu’attendu, car la production de force seule ne réplique pas le schéma de charge élastique.
Endurance cardiovasculaire sous charge explosive répétée. Enchaîner 20 à 25 cycles burpee-saut en milieu de course, après trois stations et trois kilomètres de course, est un effort aérobie. Chaque répétition fait monter brièvement la fréquence cardiaque lors de la séquence push-up-saut. Sur 20 répétitions et plus, cette accumulation produit une demande cardiovasculaire soutenue que les athlètes n’ayant entraîné le BBJ que frais, en début de séance avec une fréquence cardiaque normale, ne sont pas prêts à encaisser.[7][2]
Coordination et rythme de transition. Le passage du travail au sol en poussée (burpee) au saut explosif debout (saut en longueur) est un schéma moteur distinct. Il demande au système nerveux de changer rapidement de mode, et se dégrade sous la fatigue chez les athlètes qui ne l’ont pas répété suffisamment. Ceux qui arrivent à leur première course avec une dizaine de répétitions BBJ au total se retrouvent à réfléchir à chaque phase en plein mouvement, ce qui ralentit la cadence et augmente le coût cardiovasculaire.
Ces trois qualités sont toutes entraînables. Le programme progressif de ce guide les développe chacune de façon méthodique.
Ce à quoi vous attendre en débutant : échelle et rythme
Avant de démarrer un programme, comprendre concrètement ce que représente 80 mètres de BBJ est utile, d’autant que la plupart des débutants sous-estiment largement la distance.
Voici un exercice utile avant de commencer à vous entraîner : marchez 80 mètres en ligne droite. Marquez le départ et l’arrivée si vous pouvez. Placez-vous au départ, regardez l’arrivée, et prenez conscience que vous devrez couvrir cette distance un saut à la fois. Pour beaucoup de débutants, c’est un exercice d’ancrage vraiment utile qui remplace l’anxiété vague par une compréhension concrète et gérable.
Avec une distance de saut réaliste de 3,2 à 3,5 mètres par répétition, vous aurez besoin d’environ 23 à 25 répétitions pour couvrir 80 mètres. À 4 mètres par répétition, c’est 20 répétitions. Ces chiffres paraissent gérables en isolation. La difficulté, c’est que vous les ferez en milieu de course, après un Sled Pull, sur des jambes ayant déjà parcouru plusieurs kilomètres.
Le rythme compte plus que la distance par répétition. C’est l’insight le plus important pour les débutants. La tentation le jour de la course, c’est de sauter le plus loin possible à chaque répétition pour en finir vite. Les athlètes qui adoptent cette approche explosent presque toujours avant 60 mètres : leurs sauts raccourcissent, leur fréquence cardiaque s’emballe et les 20 derniers mètres deviennent une marche douloureuse. Les athlètes qui trouvent un rythme contrôlé et reproductible couvrent la distance plus efficacement et arrivent à la station 5 en meilleur état.[8][3]
À l’entraînement, votre objectif est de construire ce rythme avant le jour de la course, pas de battre un record de saut en longueur. Consultez la gestion d’allure au BBJ pour une ventilation détaillée des cibles de cadence selon l’objectif de temps final.
Le programme progressif débutant : 8 semaines pour être race-ready
Ce programme vous emmène de zéro expérience BBJ à la capacité de compléter une station complète de 80 mètres à l’allure de course. Il suppose trois séances par semaine et un espace suffisant pour au moins 20 mètres de mouvement continu (la plupart des salles commerciales avec une zone d’étirement ou de fitness fonctionnel conviennent).[4]
La structure suit trois phases : mécanique contrôlée (semaines 1 à 2), développement de la capacité de travail (semaines 3 à 5) et simulation de course (semaines 6 à 8).
Phase 1 : mécanique contrôlée (semaines 1 et 2)
Objectif : construire une répétition correcte et légale, sans mauvaises habitudes.
Oubliez l’allure et la distance pour l’instant. Chaque répétition est lente et délibérée. Comptez « poitrine au sol, pousser, se lever, balancer, sauter, atterrir » à chaque répétition jusqu’à ce que la séquence soit automatique.
| Séance | Séries x Répétitions | Récupération | Objectif |
|---|---|---|---|
| Semaine 1, séance 1 | 3 × 5 | 2 min | Contact de poitrine parfait, atterrissage contrôlé |
| Semaine 1, séance 2 | 3 × 5 | 90 sec | Réduire la pause entre le lever et le saut |
| Semaine 1, séance 3 | 4 × 5 | 90 sec | Position d’atterrissage constante |
| Semaine 2, séance 1 | 3 × 8 | 2 min | Maintenir la qualité à volume légèrement plus élevé |
| Semaine 2, séance 2 | 3 × 8 | 90 sec | Enchaîner l’atterrissage au burpee suivant |
| Semaine 2, séance 3 | 4 × 8 | 90 sec | Mouvement continu complet |
À la fin de la semaine 2, chaque répétition doit être mécaniquement constante et vous devez pouvoir enchaîner 8 répétitions consécutives sans vous arrêter pour réfléchir à la séquence.
Phase 2 : développement de la capacité de travail (semaines 3 à 5)
Objectif : construire le moteur aérobie et l’endurance musculaire nécessaires pour maintenir le mouvement sur 20 répétitions consécutives et plus.
Intégrez un 400 mètres couru avant chaque série pour commencer à développer la tolérance à la pré-fatigue. Si une piste ou un espace extérieur n’est pas disponible, 2 minutes à effort modéré sur un appareil cardio sont une alternative raisonnable.
| Séance | Séries x Répétitions | Récupération | Objectif |
|---|---|---|---|
| Semaine 3, séances 1 à 3 | 3 × 10 | 2 min | Rythme constant par série |
| Semaine 4, séances 1 à 3 | 3 × 12 + course de pré-fatigue | 2 min | Maintenir la forme après la course |
| Semaine 5, séances 1 et 2 | 4 × 15 + course de pré-fatigue | 90 sec | Discipline d’allure : pas de sprint sur les 5 premières répétitions |
| Semaine 5, séance 3 | 2 × 20 | 3 min | Première expérience des séries à volume élevé |
Lors de la séance 3 de la semaine 5, effectuez deux séries de 20 répétitions consécutives. Ce sont vos premières séries à l’échelle de la course. Attendez-vous à ce qu’elles soient plus difficiles que le travail à plus faibles répétitions. C’est précisément l’objectif. Remarquez à quel moment vous avez envie de vous arrêter ou de précipiter : ce sont les moments que la préparation race day est conçue à gérer.
Phase 3 : simulation de course (semaines 6 à 8)
Objectif : reproduire les conditions de course (arriver au BBJ déjà fatigué) et compléter les 80 mètres complets.
Si vous n’avez pas de couloir de 80 mètres, vous pouvez faire des navettes de 20 mètres en allers-retours. La qualité du mouvement et le nombre de répétitions accumulées sont ce qui compte le plus ; la direction en avant continue est idéale mais pas obligatoire pour cette phase.[5]
| Séance | Structure | Objectif |
|---|---|---|
| Semaine 6, séances 1 et 2 | Course 1 km + simulation sled ou portage lourd + BBJ 40 m | Premier effort à mi-distance sous pré-fatigue |
| Semaine 6, séance 3 | 4 × 20 BBJ | Volume au nombre de répétitions de course |
| Semaine 7, séances 1 et 2 | Course 1 km + simulation de pré-fatigue + BBJ 60 m | Progression vers la distance complète |
| Semaine 7, séance 3 | 2 × BBJ 80 m complets (ou 25 répétitions) | Station complète à effort contrôlé |
| Semaine 8, séance 1 | Course 1 km + simulation de pré-fatigue + BBJ 80 m complets | Simulation de course |
| Semaine 8, séance 2 | 3 × 15 à la cadence de course | Affinage, pas de surcharge |
| Semaine 8, séance 3 | 10 à 15 min de mouvement léger, sans BBJ | Affûtage pré-course |
À la fin de la semaine 8, vous devrez avoir complété au moins deux efforts complets de simulation BBJ et avoir une idée claire de la cadence que vous pouvez maintenir sur 80 mètres. Cette cadence est votre objectif le jour de la course.
Le saut lui-même : gagner de la distance sans vous épuiser
La distance de saut détermine le nombre de répétitions nécessaires. Pour un débutant qui vise 20 à 25 répétitions sur 80 mètres, un saut constant de 3,5 à 4 mètres est la référence. Voici comment y parvenir sans miser sur l’effort maximal à chaque répétition, ce qui est intenable en milieu de course.
Le balancement de bras génère plus de distance que la puissance des jambes seule. La plupart des débutants sautent presque exclusivement avec les jambes et sous-utilisent les bras. Un balancement de bras efficace commence avec les deux bras qui partent vers l’arrière pendant la phase de charge, puis qui propulsent vers l’avant et vers le haut au décollage. Cette coordination hanches-bras ajoute 20 à 30 cm par saut par rapport à un portée de bras passive, et sur 20 répétitions et plus, la différence est significative.
Chargez par les hanches, pas seulement par les genoux. Le saut en longueur est avant tout un exercice d’extension de hanche. Depuis la position debout, fléchissez simultanément les hanches et les genoux, chargez votre chaîne postérieure en position enroulée, puis propulsez par extension de hanche au décollage. Les athlètes qui s’accroupissent trop profondément avant de sauter (plus de flexion de genoux que de hanches) génèrent moins de force horizontale et sautent moins loin.
Fixez le regard vers l’avant. Là où vous posez les yeux influence la trajectoire de votre saut. Les athlètes qui regardent le sol devant eux ont tendance à produire une force verticale : l’arc monte mais n’avance pas. Fixez un point situé 3 à 4 mètres devant vous au niveau du sol et propulsez-vous vers lui. C’est un ajustement minime avec un effet visible.[6]
Atterrissez souple et vers l’avant. Une bonne position d’atterrissage (milieu du pied, genoux fléchis, hanches légèrement en arrière, poids légèrement vers l’avant) s’enchaîne naturellement au burpee suivant. Un atterrissage déséquilibré vers l’arrière vous oblige à déplacer votre centre de masse vers l’avant avant de descendre, ce qui ajoute une demi-seconde par répétition. Sur 20 répétitions et plus, cela vous coûte 10 secondes et plus à cette station.
La station 4 dans le contexte de la course : avant et après
Le BBJ ne s’effectue pas en isolation. C’est la station 4, ce qui signifie qu’elle suit le Sled Pull et précède le Rowing. Ces deux faits influencent votre approche.
En sortie de Sled Pull. Le Sled Pull sollicite les mêmes muscles que la partie saut : ischio-jambiers, fessiers, chaîne postérieure. Les athlètes qui poussent fort sur le Sled Pull arrivent au BBJ avec une capacité explosive réduite précisément dans ces muscles. L’ajustement pratique : traitez les 20 premiers mètres du BBJ comme un échauffement, pas comme un départ lancé. Laissez votre corps retrouver ses sensations de saut avant d’en demander le maximum.
Si vous arrivez au tapis de départ du BBJ encore à bout de souffle après le Sled Pull, prenez trois ou quatre respirations profondes et délibérées avant de commencer votre première répétition. Un reset de 5 secondes coûte bien moins qu’un arrêt forcé ou un effondrement à 50 mètres.
En entrée de Rowing. La station 5 (1 000 mètres de rameur) demande un haut du dos solide et un état aérobie stable. Les athlètes qui explosent au BBJ arrivent au rameur avec la fréquence cardiaque dans le rouge, la chaîne postérieure à plat et souvent les bras tremblants après 20 burpees consécutifs. Un BBJ contrôlé préserve votre état pour le Rowing qui suit.
Le guide de séance HYROX® explique comment la fatigue se cumule sur les huit stations et comment vos décisions d’allure à chaque station influencent la suivante.
Les erreurs classiques des débutants à corriger avant le jour de la course
La plupart des problèmes rencontrés par les débutants à la station BBJ appartiennent à un petit ensemble d’erreurs récurrentes. Chacune est évitable avec une attention spécifique à l’entraînement.
L’arrêt en pleine station. L’erreur la plus fréquente chez les débutants : un arrêt complet autour des 40 à 50 mètres, debout les mains sur les genoux, à reprendre son souffle. Les données Repz montrent de façon constante que les athlètes qui prennent une pause imprévue au BBJ perdent 10 à 20 secondes par rapport aux athlètes qui maintiennent une cadence lente mais continue. Si vous devez ralentir, faites-le progressivement dès la première répétition. Partez fort et vous arrêtez fort en milieu de station.
Contact partiel de la poitrine. Chaque répétition signalée par un juge signifie une répétition à refaire. Cela représente du temps supplémentaire, de l’énergie dépensée en plus, et la perturbation psychologique de savoir que vous faites des erreurs en pleine station. Pratiquez des répétitions légales dès votre toute première séance, poitrine au sol à chaque fois, pour que la norme devienne automatique.
Trop de répétitions, trop courtes par saut. Certains débutants compensent une faible distance de saut en ajoutant des répétitions, transformant essentiellement la station en une longue série de burpees avec de minuscules bonds. C’est nettement plus coûteux sur le plan cardiovasculaire que moins de répétitions avec des sauts plus longs, car le nombre total de push-ups est plus élevé. Si votre distance de saut est constamment inférieure à 2,5 mètres par répétition, travaillez d’abord la mécanique du saut décrite ci-dessus avant d’augmenter le volume.
Négliger le balancement de bras. Abordé plus haut dans la section technique, mais ça vaut la peine d’y revenir comme erreur spécifique à vérifier : si vous n’avez jamais travaillé explicitement le balancement de bras à l’entraînement, vous le sous-travaillez presque certainement. Filmez-vous de profil pendant une série et observez vos bras. La plupart des débutants verront des bras passifs plutôt qu’une propulsion active.
Aucun entraînement sous pré-fatigue. Les athlètes qui pratiquent le BBJ uniquement en début de séance, frais, arrivent le jour de la course dans un état physique complètement différent de celui dans lequel ils ont toujours travaillé. Au minimum, courez 400 mètres à bonne allure avant vos séries BBJ à partir de la semaine 3. Le mouvement dans cet état est celui qui compte vraiment. Consultez le plan d’entraînement BBJ pour une approche périodisée complète de la préparation spécifique à la compétition.
Questions fréquentes
Q : Faut-il faire un push-up complet poitrine au sol ou suffit-il de toucher la poitrine par terre ?
Un push-up complet est obligatoire : la poitrine touche le sol, puis vous remontez en planche avec les bras en extension. Il ne suffit pas de se laisser descendre au sol pour remonter en roulant. Les juges HYROX® surveillent cela et vous demanderont de reprendre toute répétition qui ne montre pas un push-up clair depuis le sol. Adoptez cette norme dès votre première séance. Prendre l’habitude d’un push-up complet à chaque répétition garantit que ce ne sera jamais un problème le jour de la course.
Q : Je saute à peine 2 mètres. Est-ce que le BBJ va être une catastrophe ?
Non. Un saut de 2 mètres signifie environ 40 répétitions pour couvrir 80 mètres, plus que les 20 à 25 répétitions d’un sauteur plus puissant, mais tout à fait faisable. L’enjeu est de construire une cadence soutenable sur 40 répétitions plutôt que de s’épuiser à vouloir gagner de la distance sous la fatigue de course. Utilisez les repères techniques de balancement de bras et de charge par les hanches de ce guide, pratiquez le mouvement régulièrement et fixez-vous une cadence cible réaliste plutôt que de courir après la distance. De nombreux finishers couvrent le BBJ à 2 à 2,5 mètres de saut et terminent la station proprement.
Q : Quel temps prévoir pour le BBJ dans mon plan de course ?
D’après plusieurs saisons de données de course Repz, un débutant typique en division Open complète la station BBJ en 3:30 à 5:00 minutes, selon la distance de saut et le niveau de forme physique. Les athlètes qui visent 90 minutes au total doivent prévoir environ 3:30 à 4:00 sur cette station. Ceux qui visent 100 à 110 minutes doivent compter 4:00 à 5:00. Ce sont des temps en course, pas des temps d’entraînement isolés, donc intégrez la pré-fatigue du Sled Pull et de la course qui précèdent.
Q : Peut-on pratiquer le BBJ dans une salle de sport commerciale classique ?
Oui, avec des aménagements. La plupart des salles commerciales n’ont pas de couloirs de 80 mètres, mais presque toutes disposent de suffisamment d’espace pour des parcours de 10 à 15 mètres. Utilisez l’approche navette : placez deux repères à 10 à 15 mètres d’intervalle et enchaînez des répétitions BBJ entre eux, en faisant demi-tour après chaque répétition pour revenir. C’est mécaniquement légèrement différent d’un couloir continu en avant, mais cela entraîne le même schéma moteur et développe la même endurance. Les protocoles de pré-fatigue (course puis séries BBJ) se font en utilisant un tapis de course ou une course extérieure juste avant de rejoindre votre espace de pratique.
Q : Que faire si je dois m’arrêter en pleine station le jour de la course ?
Arrêtez-vous complètement, prenez 2 à 3 respirations contrôlées, et reprenez immédiatement. Ne laissez pas la pause dépasser 10 secondes : plus vous restez debout, plus votre fréquence cardiaque descend et plus le redémarrage sera difficile. La meilleure réponse reste d’éviter l’arrêt en partant d’emblée à une cadence plus conservatrice, mais si vous avez besoin d’une pause, un court reset contrôlé coûte bien moins qu’une longue marche ou un abandon total. Le guide d’allure BBJ explique précisément comment structurer votre cadence pour éviter ce scénario.
Sources
Une erreur fréquente à l’atterrissage consiste à faire un petit pas en arrière avant de commencer le burpee suivant. Ce n’est pas une pénalité dans la plupart des cas, mais cela ajoute de la distance parcourue dans le mauvais sens et perturbe l’enchaînement. Cette habitude se développe lorsque les athlètes atterrissent déséquilibrés vers l’arrière. Travailler délibérément des atterrissages vers l’avant dès le début de l’entraînement empêche ce schéma de s’installer. ↩
L’état de fréquence cardiaque élevée est particulièrement important, car le recrutement musculaire explosif au niveau neuromusculaire est altéré sous forte charge cardiovasculaire, un phénomène parfois appelé « compétition cardiaque-musculaire » dans la littérature de physiologie de l’exercice. En pratique, cela signifie que vos sauts seront plus courts en milieu de course qu’en isolation, même si vos jambes semblent en forme. L’entraînement sous pré-fatigue est le moyen principal de combler cet écart avant le jour de la course. ↩
Les données de course Repz sur plusieurs saisons récentes révèlent un schéma statistiquement constant à la station BBJ : les athlètes dont la cadence diminue de plus de 20 % entre la première et la seconde moitié perdent en moyenne 18 à 25 secondes par rapport aux athlètes qui maintiennent une cadence constante sur l’ensemble des 80 mètres, même lorsque les deux groupes couvrent la même distance totale. ↩
Pour les athlètes qui n’ont accès à aucun espace de gazon ou de sol souple en continu, le guide des alternatives BBJ présente six exercices spécifiques qui développent les qualités physiques sous-jacentes de la station sans nécessiter de couloir ouvert. Ces exercices sont à utiliser en complément de la pratique réelle du BBJ, pas en remplacement. ↩
Les recherches sur l’acquisition des habiletés motrices en sport montrent de façon constante que la pratique du schéma moteur exact, plutôt que de mouvements similaires, est la voie la plus efficace vers la compétence le jour de la course. L’entraînement BBJ en navette (20 mètres aller-retour) est moins idéal que les efforts continus sur 80 mètres, mais le mouvement lui-même est identique. L’apprentissage neurologique se transfère. ↩
L’effet de la direction du regard sur la trajectoire de saut est bien documenté dans la recherche en biomécanique et est couramment observé en contexte d’entraînement : les athlètes à qui l’on demande de « regarder la zone d’atterrissage » produisent systématiquement des sauts horizontaux plus courts que les athlètes à qui l’on demande de « regarder un point au-delà de la zone d’atterrissage ». Le mécanisme est probablement une combinaison de ciblage proprioceptif et d’angle d’inclinaison du tronc au décollage. ↩
Brandt, T., Ebel, C., Lebahn, C., & Schmidt, A. (2025). Acute physiological responses and performance determinants in HYROX®© – a new running-focused high intensity functional fitness trend. Frontiers in Physiology, 16, 1519240. https://doi.org/10.3389/fphys.2025.1519240 ↩
Ribeiro, G., De Aguiar, R. A., Tramontin, A. F., Martins, E. C., & Caputo, F. (2024). Fatigue and performance rates as decision-making criteria in pacing control during CrossFit. Perceptual and Motor Skills, 131(4), 1274–1290. https://doi.org/10.1177/00315125241247858 ↩
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