Plan 4 semaines pour les Burpee Broad Jumps
Maîtrisez l’entraînement aux Burpee Broad Jumps avec notre plan structuré sur 4 semaines. Zones de fréquence cardiaque, périodisation et protocoles de récupération pour réussir votre HYROX.
Ce qu’un plan BBJ de 4 semaines change vraiment
La plupart des athlètes qui se préparent pour HYROX® n’entraînent pas les Burpee Broad Jumps de façon structurée. Ils font quelques séries dans leurs séances de conditionnement, parfois des broad jumps isolés, et comptent sur leur condition générale pour tenir les 80 mètres de la station 4. Ça suffit rarement.
Selon notre observation interne sur les données de course des dernières saisons, un entraînement BBJ périodisé semble améliorer le temps de station plus vite qu’un volume non structuré. Nous présentons ceci comme une estimation interne plutôt qu’un effet mesuré, ce qui est cohérent avec la littérature scientifique montrant que la périodisation structurée surpasse généralement le volume non planifié. Cet écart ne s’explique pas par des différences de condition physique : il reflète l’effet cumulé du travail ciblé des bonnes qualités physiques, dans le bon ordre, à la bonne intensité, sur un bloc d’entraînement planifié.[1]
La distinction est importante car les Burpee Broad Jumps exigent trois choses simultanément : puissance explosive des hanches pour la distance de saut, endurance des membres supérieurs pour des répétitions poitrine au sol légales, et conditionnement métabolique pour maintenir la cadence sur l’intégralité des 80 mètres après trois stations et trois kilomètres de course. Chaque qualité requiert des stimuli d’entraînement différents, des exigences de récupération différentes, et un timing différent par rapport à la date de course. Un plan périodisé de 4 semaines traite les trois.
Ce plan progresse d’un travail technique à volume élevé vers une simulation spécifique de course, avec des indications de zone de fréquence cardiaque pour chaque phase. Il est conçu pour des athlètes disposant d’une base de conditionnement HYROX® générale et se préparant pour une compétition. Pour les athlètes qui construisent leurs schémas moteurs fondamentaux depuis zéro, le guide HYROX® Burpee Broad Jumps couvre les standards techniques et les distances requises avant d’ajouter du volume structuré.
La station qui précède : pourquoi s’entraîner en pré-fatigue est indispensable
La station 4, c’est un burpee poitrine au sol suivi d’un broad jump, répétés jusqu’à couvrir 80 mètres. Pour une distance de saut réaliste de 1,6 à 2,0 mètres par répétition en Open, cela représente 40 à 50 cycles individuels.
Ce que les chiffres bruts ne communiquent pas, c’est le contexte. Vous arrivez à la station BBJ après 3 km de course, un SkiErg, un Sled Push et un Sled Pull. Le Sled Pull en particulier, qui sollicite fortement la chaîne postérieure par les ischio-jambiers, les fessiers et le bas du dos, compromet directement les mêmes muscles qui génèrent votre distance de saut. Les athlètes qui entraînent les BBJ de manière isolée et font ensuite leur course en milieu de séquence le découvrent à leurs dépens. L’écart de pré-fatigue entre la performance en salle et la performance en course sur cette station est plus grand que sur presque tout autre exercice du format.
Chaque séance des semaines 3 et 4 de ce plan comprend un composant de pré-fatigue. Ce n’est pas facultatif. Un athlète qui a réalisé 80 mètres de BBJ après une simulation de course et de sled dispose d’un vrai point de données sur sa capacité le jour de la course. Celui qui ne l’a fait que reposé, non.
Pour une analyse détaillée des décisions de pacing à la station BBJ et la façon dont la fatigue accumulée du sled affecte votre cadence cible, le guide de pacing BBJ couvre ce modèle en profondeur.
Comment lire ce plan
Zones de fréquence cardiaque utilisées tout au long :
| Zone | % FC max | Description |
|---|---|---|
| Zone 2 | 60–70 % | Base aérobie : conversation fluide possible |
| Zone 3 | 70–80 % | Tempo aérobie : phrases courtes seulement |
| Zone 4 | 80–90 % | Seuil : impossible de parler |
| Zone 5 | 90–100 % | Maximal : efforts brefs uniquement |
L’effort perçu (RPE) est indiqué en complément des zones cibles. Utilisez la référence qui vous parle le plus. Pour la plupart des athlètes, zone et RPE doivent coïncider : un travail en Zone 3 doit correspondre à un effort de 6–7 sur 10.
Les temps de repos sont prescrits debout ou en marchant, jamais assis. Le repos passif assis ralentit la récupération cardiaque de façon trop abrupte et crée un pic cardiovasculaire plus important à la reprise du mouvement : l’inverse de ce qu’on veut quand on s’entraîne pour une course exigeant un effort aérobie soutenu.
Échauffement (chaque séance) : 5 minutes de course légère ou de rameur, 10 rotations de hanches par jambe, 10 squats au poids de corps lents, 3 répétitions de décollage de broad jump délibérées à faible intensité.
Retour au calme (chaque séance) : 3 à 5 minutes de marche facile, étirement des fléchisseurs de hanche, rotation thoracique.
Semaine 1 : installation du volume et de la technique
Objectif : Construire une base de répétitions légales et techniquement correctes à intensité contrôlée. Installer des schémas moteurs qui résisteront à la fatigue les semaines suivantes.
Zone cible : Zone 2–3 tout au long. Si vous atteignez régulièrement la Zone 4 pendant les séries, vous allez trop vite. L’objectif de cette semaine n’est pas le développement cardiovasculaire : c’est le travail neuromusculaire à un rythme permettant une concentration technique délibérée.
Chaque répétition de la semaine 1 doit inclure : contact complet de la poitrine avec le sol, extension propre en planche lors du relevé, et balancé actif des bras au saut. Ce sont les trois éléments techniques les plus souvent dégradés sous la fatigue. Les installer comme des automatismes maintenant, c’est ce qui les préserve à la répétition 40 en course.
Séance 1 : fondation du mouvement
Focus : Contact complet de la poitrine au sol, initiation de la descente par la charnière de hanche, rythme délibéré
- 5 séries x 8 répétitions
- Repos : 2 minutes entre les séries (marche debout)
- Zone cible : Zone 2 ; revenez en Zone 2 avant de commencer chaque série
- Repère : Nommez mentalement les phases : descente, poitrine au sol, poussée, impulsion, saut, réception. Ne précipitez pas.
Notes de séance : Enregistrez le temps de votre dernière série comme référence de départ. Ce n’est pas un test : c’est un point de comparaison pour la semaine 4.
Séance 2 : développement du balancé des bras
Focus : Balancé double des bras depuis derrière les hanches jusqu’au-dessus de la tête à chaque saut
- 5 séries x 8 répétitions
- Repos : 90 secondes entre les séries
- Zone cible : Zone 2–3 ; les séries se terminent au plafond de la Zone 3, récupérez jusqu’en Zone 2 avant de reprendre
- Repère : Les deux bras reviennent au niveau des hanches pendant la phase de chargement. Propulsez-les vers l’avant et vers le haut simultanément avec l’extension des hanches au décollage.
Travail complémentaire : 3 x 5 broad jumps debout, en vous concentrant entièrement sur le timing des bras. Récupération maximale entre les répétitions. Ce n’est pas pour le cardio : c’est pour enseigner la coordination bras-hanches qui se transfère dans la répétition BBJ.[2]
Séance 3 : fluidité à la réception et transition entre répétitions
Focus : Réception sur le milieu du pied, poids vers l’avant, enchaînement direct sur le burpee suivant
- 5 séries x 8 répétitions
- Repos : 90 secondes entre les séries
- Zone cible : Zone 2–3
- Repère : La réception est le début de la répétition suivante, pas la fin de la répétition en cours. Vos mains doivent déjà anticiper le sol avant que vos pieds le touchent.
Vérification de progression : À la fin de la semaine 1, vous devriez avoir réalisé environ 120 répétitions de qualité à rythme délibéré. Votre mouvement doit vous sembler reconnaissable, pas encore automatique, mais juste.
Semaine 2 : cadence et charge cardiovasculaire
Objectif : Passer de l’exécution délibérée à un flux rythmique. Introduire la demande cardiovasculaire par une course avant les séries de BBJ. Commencer à construire la tolérance à la fréquence cardiaque spécifique à l’effort en conditions de course.
Zone cible : Zone 3 pendant les séries de BBJ, Zone 2–3 pendant les courses de pré-fatigue. Tolérez brièvement la Zone 4 dans les dernières répétitions des séries avancées : ne la cherchez pas intentionnellement, mais ne vous arrêtez pas non plus pour l’éviter. Maintenir la technique quand la fréquence cardiaque monte, c’est l’adaptation spécifique que cette semaine construit.[3]
Séance 4 : séries plus longues, discipline de repos
Focus : Mouvement continu dans chaque série : aucune pause entre les phases
- 4 séries x 12 répétitions
- Repos : 2 minutes entre les séries
- Zone cible : Zone 3, retour en bas de Zone 3 avant chaque série
- Repère : Le repos se situe entre les séries, pas à l’intérieur. Si vous marquez une pause entre le relevé et le saut, c’est cette habitude qu’il faut corriger.
Séance 5 : introduction de la pré-fatigue
Focus : Maintenir la qualité du mouvement à fréquence cardiaque élevée
- Course 400 m en Zone 3, puis immédiatement 3 séries x 10 BBJ
- Repos : 90 secondes entre les séries de BBJ
- Zone cible : Zone 3–4 pendant les séries de BBJ ; vous arrivez élevé après la course et y restez
- Repère : Votre première répétition après la course sera différente. Laissez le corps s’installer en 2 ou 3 répétitions sans briser la technique.
Notes de séance : C’est la première fois que vous entraînez les BBJ dans un état ressemblant aux conditions de course. Notez ce qui change : distance de saut, vitesse de relevé, rythme respiratoire. Ces observations comptent pour fixer des objectifs dans les semaines 3 et 4.
Séance 6 : intervalles de cadence
Focus : Verrouiller une cadence précise de répétitions plutôt que d’aller le plus vite possible
- Réglez une minuterie ou un métronome à 17–18 RPM (environ une répétition complète toutes les 3,3 secondes)
- 5 séries x 10 répétitions exactement à ce rythme
- Repos : 90 secondes entre les séries
- Zone cible : Zone 3
- Repère : Cela semblera artificiellement lent en début de séance. C’est intentionnel. La discipline de pacing le jour de la course se construit en s’entraînant en dessous de la cadence maximale, pas en allant toujours aussi vite que possible.
Pour les athlètes qui développent la mécanique fondamentale en parallèle de ce travail de cadence, le guide de technique BBJ couvre chaque phase de la répétition et les erreurs spécifiques qui apparaissent sous la fatigue.
Semaine 3 : développement de la puissance et focus sur la distance
Objectif : Ajouter de la puissance spécifique des hanches pour augmenter la distance de saut par répétition sans sacrifier la cadence ni la qualité du mouvement. C’est la semaine avec la charge neuromusculaire la plus élevée du plan.
Zone cible : Zone 3–4 pendant les séries de BBJ. Le travail de puissance de cette semaine élève la fréquence cardiaque plus haut que les semaines précédentes : c’est approprié et attendu. La Zone 5 ne doit apparaître que lors des efforts de broad jump maximaux ; maintenez la Zone 3–4 pendant les séries multi-répétitions de BBJ.
Séance 7 : superset d’activation de la puissance
Focus : Transférer la puissance des hanches du broad jump isolé vers la répétition BBJ
- Partie A : 5 x 3 broad jumps debout à distance maximale ; 90 secondes de repos entre les séries, concentration totale sur le balancé des bras et le chargement des hanches
- Partie B : 4 séries x 12 BBJ ; 2 minutes de repos ; transférez directement le repère de balancé des bras de la partie A dans chaque saut
- Zone cible : Zone 2–3 pour la partie A (récupération complète entre les répétitions de puissance), Zone 3–4 pour la partie B
Notes de séance : Votre distance de saut dans la partie B devrait s’améliorer au fil de la séance à mesure que le repère de puissance devient plus automatique. Si la distance chute d’une série à l’autre, le repère ne se transfère pas : ralentissez et réinitialisez.[4]
Séance 8 : puissance en pré-fatigue
Focus : Maintenir la distance de saut dans les dernières répétitions de chaque série sous charge cardiovasculaire
- Course 800 m en Zone 3–4, puis immédiatement 3 séries x 15 BBJ
- Repos : 2 minutes entre les séries de BBJ
- Zone cible : Zone 4 pendant les séries de BBJ ; vous arrivez élevé et les séries sont assez longues pour y rester
- Repère : Dans les 5 dernières répétitions de chaque série, résistez activement à la perte de distance de saut. Si vos sauts raccourcissent, le repère, c’est le balancé des bras, pas plus d’effort des jambes.
Séance 9 : discipline de distance
Focus : Distance de saut constante vers une cible externe fixe
- Placez un repère ou un cône à 3,5–4 mètres devant vos pieds
- 4 séries x 15 BBJ ; 2 minutes de repos ; atteignez le repère à chaque saut
- Zone cible : Zone 3–4
- Repère : Le repère est une cible de régularité, pas un record personnel. L’objectif est d’atterrir dessus ou au-delà à la répétition 15 à la même distance qu’à la répétition 1.
Pour les athlètes qui souhaitent approfondir les bases plyométriques qui génèrent la distance de saut, le guide des exercices pour les BBJ couvre les mouvements accessoires qui développent la puissance horizontale le plus efficacement.
Semaine 4 : simulation de course et affûtage
Objectif : Réaliser l’intégralité des 80 mètres de la station dans des conditions reproduisant la fatigue de course. Terminer cette semaine avec un temps de station connu, une cadence connue, et un objectif précis pour le jour de la course.
Zone cible : Miroir des conditions de course : vous passerez beaucoup de temps en Zone 4 pendant les séances de simulation, avec de brèves incursions en Zone 5 quand la pré-fatigue de la course et du sled est la plus forte. C’est l’intention. La Zone 4, c’est là que se joue la station BBJ le jour de la course.
La plus grande erreur de la semaine d’affûtage, c’est d’ajouter du volume parce que vous vous sentez bien. Résistez. La semaine 3 a construit la condition physique. La semaine 4 l’exprime.
Séance 10 : simulation à mi-distance
Focus : Discipline de pacing sur 40 mètres de BBJ après une fatigue cumulée
- Course 1 km en Zone 3–4, puis 50 secondes de charge lourde sur la chaîne postérieure (sled push, prowler ou portée lestée), puis 40 m de BBJ
- Repos : récupération complète (5 minutes)
- Répétez : course 800 m, puis 40 m de BBJ
- Zone cible : Zone 4 pendant les deux séquences de BBJ
- Repère : Comptez votre cadence dans les 10 derniers mètres. Si elle chute de plus de 20 % par rapport à votre cadence sur les 10 premiers mètres, vous avez commencé la séquence BBJ trop fort.[5]
Notes de séance : Enregistrez les deux temps sur 40 m. Comparez la cadence dans les 15 premiers et les 15 derniers mètres de chaque séquence. L’écart entre ces deux chiffres est votre score de régularité de pacing actuel.
Séance 11 : distance complète de course
Focus : Réaliser 80 mètres en conditions de course et établir un temps de station de référence
- Course 1 km en Zone 3–4, puis 50 secondes de charge lourde sur la chaîne postérieure, puis 80 m de BBJ complets
- Repos : récupération complète (6 minutes)
- 3 séries x 15 BBJ à cadence de course ; 90 secondes de repos
- Zone cible : Zone 4 pour la simulation complète, Zone 3–4 pour les séries suivantes
- Repère : Commencez les 80 m à 10–15 % en dessous de votre cadence maximale. Vous avez 80 mètres : traitez les 40 premiers comme la construction du rythme, les 40 suivants comme son maintien.
À noter : Votre temps complet sur 80 m de BBJ lors de cette séance est votre référence pour le jour de la course. Comparez-le aux objectifs de pacing du guide de pacing BBJ pour identifier votre niveau actuel et votre cadence cible.
Séance 12 : affûtage final
Focus : Qualité du mouvement et préparation à la course, pas de gains physiques
- 4 séries x 12 BBJ à cadence de course cible ; 2 minutes de repos
- Finir : une série chronométrée de 25 répétitions comme référence finale
- Zone cible : Zone 3–4 ; cette séance doit sembler difficile mais maîtrisée
- Repère : Fluide, pas rapide. À ce stade, le schéma moteur doit vous appartenir. Si quelque chose semble laborieux, ralentissez : ce n’est pas la séance pour forcer de nouvelles adaptations.
Pour les athlètes qui souhaitent relier ce bloc à une structure de préparation de course plus longue, le guide du plan d’entraînement HYROX® fournit le cadre complet de périodisation pour préparer un objectif sur un cycle de 12 à 16 semaines.
Récapitulatif de la structure hebdomadaire
| Semaine | Thème | Volume BBJ hebdomadaire | Pré-fatigue | Zone FC |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Installation de la technique | ~120 répétitions | Aucune | Z2–3 |
| 2 | Cadence et charge cardiovasculaire | ~150 répétitions | Légère (course 400 m) | Z3–4 |
| 3 | Puissance et distance | ~180 répétitions | Modérée (course 800 m) | Z3–4 |
| 4 | Simulation de course et affûtage | ~140 répétitions + simulation complète 80 m | Conditions de course | Z4 |
Intégrer ce bloc dans votre programme HYROX® complet
Ce bloc de 4 semaines est une concentration d’entraînement ciblée sur les BBJ, pas un programme HYROX® complet. Il est conçu pour s’insérer dans une structure d’entraînement existante, aux côtés des séances de course, de sled et de salle.
Volume de course : Maintenez votre volume de course hebdomadaire tout au long. La station BBJ représente 2 à 4 minutes d’une course de 60 à 90 minutes. La condition en course gouverne la plus grande part du temps total et ne doit pas être sacrifiée pour des séries supplémentaires de BBJ.
Sled et travail de station : Une séance hebdomadaire couvrant des stations supplémentaires (Sled Push, Sled Pull, Rowing, Wall Balls) est suffisante en parallèle de ce bloc. Plus de deux séances de station dédiées par semaine aux côtés du plan BBJ augmente le risque de volume total.
Musculation : Une à deux séances de renforcement des membres inférieurs par semaine (Romanian deadlifts, hip thrusts ou Bulgarian split squats) soutiennent directement la puissance de la chaîne postérieure requise en semaine 3 et protègent contre la charge cumulée des réceptions de saut sur les séances 9 à 12.
Timing par rapport à la date de course : Les semaines 1 et 2 s’alignent avec une phase de préparation générale (8 à 12 semaines avant). Les semaines 3 et 4 s’alignent avec une phase de préparation spécifique (4 à 6 semaines avant). Si votre course est dans moins de 4 semaines, priorisez les semaines 3 et 4. Les séances de simulation de course en semaine 4 sont le composant le plus prioritaire de l’ensemble du bloc.
Le guide de l’épreuve HYROX® explique comment les exigences de la station BBJ interagissent avec le reste de la course, notamment comment la fatigue de la chaîne postérieure due au Sled Pull se répercute directement sur la distance de saut à la station 4.
Pour les athlètes qui souhaitent voir les exercices accessoires et les drills spécifiques qui soutiennent ce plan d’entraînement, le guide pour améliorer les Burpee Broad Jumps couvre les interventions ciblées pour la distance de saut, l’endurance au relevé et la mécanique de réception.
Protocoles de récupération entre les séances
Le plan BBJ sollicite fortement le système nerveux, en particulier aux semaines 3 et 4. Les protocoles de récupération ne sont pas des ajouts optionnels. Ils font partie du stimulus d’entraînement.
48 heures entre les séances de BBJ. La récupération neuromusculaire après un travail de saut explosif nécessite ce minimum. Comprimer les séances en dessous de 36 heures réduit la qualité de la production de force lors de la séance suivante et augmente le risque de petites blessures de surutilisation dans la chaîne postérieure.
Priorité au sommeil en semaine 3. C’est la semaine avec la charge la plus élevée du plan. Sept à neuf heures de sommeil par nuit, ce n’est pas une aspiration : c’est le moment où les adaptations issues de l’entraînement se construisent.[9] Les athlètes qui réduisent leur sommeil pendant les semaines à fort volume progressent de façon mesurément plus lente sur les métriques de distance de saut que ceux qui le protègent.
Suivi de la zone de fréquence cardiaque entre les séances. Si votre fréquence cardiaque au repos est supérieure de plus de 5 à 7 bpm à votre baseline personnelle le jour d’une séance planifiée, traitez cette séance comme récupération active (course facile ou travail en Zone 2 uniquement). Forcer une séance sur un système nerveux déjà sollicité ne produit pas plus d’adaptation : ça produit plus de fatigue.
Référence des zones d’entraînement : Pour une compréhension détaillée de la façon dont les zones de fréquence cardiaque s’appliquent aux adaptations d’entraînement HYROX® spécifiques et quand travailler dans quelle zone dans votre structure hebdomadaire, le guide des zones d’entraînement HYROX® fournit le cadre complet.[6]
Questions fréquentes
Combien de semaines avant ma course dois-je commencer ce plan ?
Commencez la semaine 1 environ cinq à six semaines avant votre course cible. Cela vous donne quatre semaines de travail structuré suivies d’une semaine de course facile et de travail d’activation avant la compétition. Si vous démarrez à moins de quatre semaines, priorisez les semaines 3 et 4 : les séances en pré-fatigue et de simulation de course ont le transfert direct le plus fort vers la performance le jour de la course.
Ma distance de saut est inconstante d’une séance à l’autre. Est-ce normal dans ce plan ?
Oui, et c’est surtout visible en semaine 2 quand la pré-fatigue cardiovasculaire est introduite pour la première fois. La distance de saut à fréquence cardiaque élevée est typiquement 15 à 25 % inférieure à celle obtenue reposé ; cet écart se réduit progressivement en semaines 3 et 4 à mesure que votre système nerveux s’adapte à produire de la force sous charge. Suivez votre distance de saut moyenne lors de la séance 11 (simulation complète de course) plutôt que de comparer des séances isolées entre elles.
Les séances en pré-fatigue des semaines 3 et 4 sont très difficiles. Dois-je réduire la distance de course ?
Seulement si votre technique BBJ se dégrade complètement dès les 10 premières répétitions de la série post-course. Une certaine dégradation technique sous pré-fatigue est normale et fait partie de ce que les séances entraînent. Si vous ne pouvez pas du tout réaliser de répétitions légales poitrine au sol après la course, réduisez l’allure plutôt que la distance : l’objectif est d’élever la fréquence cardiaque, pas d’épuiser les jambes avant de commencer les BBJ.
Je n’ai pas accès à un sled pour les séances de simulation de course. Que puis-je substituer ?
Utilisez une portée lestée de 40 à 50 secondes (Farmers Carry lourd, sandbag ou portée de disque) immédiatement avant la séquence de BBJ. L’objectif est la pré-charge de la chaîne postérieure et des avants-bras, pas la mécanique spécifique du sled. Une portée lourde de durée suffisante produit un stimulus de fatigue comparable pour les besoins de la simulation. Alternativement, une série de 60 secondes de Romanian deadlifts lourds immédiatement avant les BBJ atteint une pré-charge similaire de la chaîne postérieure.
Après la semaine 4, comment maintenir ma condition BBJ si ma course est encore plusieurs semaines ?
Réalisez une séance de BBJ en pré-fatigue par semaine (au format de la séance 10 ou 11) et une séance de technique isolée. Le volume total hebdomadaire tombe à environ 60 à 80 répétitions. Ce protocole de maintien préserve les schémas neurologiques et le conditionnement spécifique à la course sans ajouter de charge de fatigue. Évitez de passer sous une séance en pré-fatigue par semaine : c’est la qualité spécifique la plus exposée à la régression sans pratique régulière.
Sources
Observation interne Repz sur les dernières saisons : les athlètes qui utilisent des blocs d’entraînement périodisés spécifiques aux BBJ tendent à améliorer leur temps de station plus vite que ceux qui réalisent un volume de conditionnement équivalent mais non structuré. Ceci est partagé comme une estimation interne plutôt qu’un effet mesuré, et s’aligne avec la littérature scientifique montrant que la périodisation structurée surpasse généralement le volume non planifié. Le principal facteur est l’entraînement ciblé en pré-fatigue, qui traite l’écart entre la performance en salle isolée et la performance en conditions de course plus directement que le volume seul. ↩
La contribution du balancé des bras à la distance de saut horizontale dans les mouvements de broad jump est documentée de façon constante dans la recherche en biomécanique sportive. Un double balancé des bras bien synchronisé, depuis derrière les hanches jusqu’au-dessus de la tête au décollage, contribue à une distance horizontale estimée de 20 à 40 cm par répétition par rapport à un balancé passif ou abrégé : un effet qui s’amplifie proportionnellement à mesure que la fatigue des membres inférieurs s’accumule, rendant la mécanique des bras progressivement plus importante dans les dernières étapes d’une station de 80 mètres. ↩
L’adaptation spécifique produite par l’entraînement des BBJ à fréquence cardiaque élevée est la capacité du système neuromusculaire à recruter les fibres rapides sous forte demande cardiovasculaire. Une fréquence cardiaque élevée inhibe partiellement la production de force volontaire maximale dans les fibres rapides responsables de la distance de saut. Une exposition répétée à cette condition produit des améliorations mesurables de la production de force à une fréquence cardiaque donnée sur 3 à 4 semaines d’entraînement systématique. ↩
Les recherches sur la potentialisation post-activation (PAP) dans l’entraînement au saut montrent que réaliser des broad jumps à effort maximal ou un travail plyométrique immédiatement avant des efforts de sauts répétés sous-maximaux produit une élévation temporaire de la commande neurale qui augmente la production de force par répétition.[^7] La fenêtre d’effet est d’environ 3 à 10 minutes, ce qui correspond au timing prévu entre la partie A et la partie B de la séance 7. ↩
Une chute de cadence de plus de 20 % entre les 15 premiers et les 15 derniers mètres de la station BBJ est le critère Repz d’échec de pacing à la station 4. Cette chute est systématiquement associée aux athlètes qui commencent la station à plus de 80 % de leur cadence maximale, le seuil au-delà duquel le croisement aérobie-anaérobie survient rapidement en conditions de mi-course, entraînant des pauses forcées qui coûtent chacune 8 à 15 secondes. ↩
Les recommandations de zones d’entraînement basées sur la fréquence cardiaque dans la littérature spécifique à HYROX® définissent la Zone 4 (80–90 % de la FC max) comme la zone seuil où l’élimination du lactate égale sa production. Un entraînement qui accumule un temps significatif en Zone 4, notamment par des efforts répétés avec récupération partielle, est le principal stimulus pour élever le seuil lactique[^8], la variable physiologique la plus corrélée à la performance soutenue dans les formats d’endurance mixtes. ↩
Thapa, R. K., Weldon, A., Freitas, T. T., Boullosa, D., Afonso, J., Granacher, U., & Ramirez-Campillo, R. (2024). What do we know about complex-contrast training? A systematic scoping review. Sports Medicine - Open, 10, 104. https://doi.org/10.1186/s40798-024-00771-z ↩
Casado, A., Foster, C., Bakken, M., & Tjelta, L. I. (2023). Does lactate-guided threshold interval training within a high-volume low-intensity approach represent the ’next step’ in the evolution of distance running training? International Journal of Environmental Research and Public Health, 20(5), 3782. https://doi.org/10.3390/ijerph20053782 ↩
Buoite Stella, A., D’Andrea, F., Deodato, M., Murena, L., Sabot, R., Martini, M., Morrison, S. A., & Ajcevic, M. (2026). Strengthening recovery, enduring sleep. An ecologically valid assessment of sleep quantity and quality in hybrid athletes: Does training mode matter? European Journal of Applied Physiology. https://doi.org/10.1007/s00421-026-06187-9 ↩
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