séance sled push hyrox

Séances de Sled Push pour HYROX

Développez la force et l’endurance spécifiques à la station 2 HYROX® avec ces séances de Sled Push : séries, répétitions et temps de repos inclus.

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RepzHYROX Training Engine
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Ce que ces séances entraînent vraiment

La station 2 de HYROX®, c’est 50 mètres de sled chargé. Vous poussez 25 mètres, vous faites demi-tour, vous repoussez. Les hommes Open poussent 102 kg. Les femmes Open, 72 kg. Les hommes Pro, 152 kg. Les femmes Pro, 102 kg. La station dure entre 60 et 150 secondes selon votre niveau actuel, votre poids de course et la surface du sol.

Cette durée change tout. Trop courte pour sprinter, trop longue pour se contenter d’un tempo. Le Sled Push occupe une zone intermédiaire entre puissance et endurance qui exige de travailler les deux qualités simultanément, sous charge, dans le bon ordre.

Les données de Repz sur les dernières saisons montrent que le Sled Push est l’une des stations les plus sous-entraînées par rapport au temps qu’elle fait perdre. La plupart des athlètes courent davantage, rament davantage et font plus de SkiErg qu’ils ne poussent le sled. Ceux qui structurent des blocs dédiés au Sled Push (avec progression de charge, séries et temps de repos précis, et intensité périodisée) réduisent leur temps de station de 15 à 25 % sur un bloc de huit semaines. Cet article vous donne la structure pour faire pareil.


Les exigences physiques que vous entraînez réellement

Avant les séances, posons le cadre physiologique. Trois qualités déterminent la vitesse à laquelle vous poussez le sled :

Force maximale des quadriceps et des fessiers. Le sled part de l’arrêt. Le mettre en mouvement exige une force contractile élevée des quadriceps et des fessiers dans les trois à quatre premières foulées. Sans force spécifique à cet angle de poussée (buste incliné, foulée courte, appui sur l’avant du pied), le sled paraît immovable plutôt que simplement lourd.[1]

Endurance de la chaîne antérieure. Une fois le sled lancé, vos quadriceps, fléchisseurs de hanche et tibial antérieur travaillent sous charge soutenue pendant 60 à 90 secondes et plus. Ce n’est plus une demande de force : c’est une demande d’endurance musculaire locale. Les athlètes qui s’entraînent uniquement avec des séries lourdes de trois à cinq répétitions développent la force maximale, mais pas la capacité à l’exprimer sur 50 mètres.

Récupération à la course. La station 2 arrive après 1 km de course. Les jambes ne sont pas fraîches. Le poids de course qui semblait gérable en isolation paraît plus lourd parce que le coût aérobie et neuromusculaire de la course a entamé les systèmes que vous allez solliciter pour produire une force horizontale maximale. Entraîner le Sled Push en isolation, toujours bien reposé, ne vous prépare pas à cet état.

Les séances ci-dessous adressent ces trois exigences avec des priorités différentes selon leur place dans le cycle. Pour une analyse technique complète de l’angle corporel, de la cadence et de la mécanique de poussée, référez-vous au guide Sled Push HYROX®.


Séance 1 : Construction du volume (10 à 12 semaines avant la course)

Objectif : Construire la capacité des chaînes postérieure et antérieure à charge modérée. Établir le nombre de foulées et l’efficacité de la poussée comme bases mesurables avant d’introduire le poids de course.

Matériel : Sled sur sol lisse ou gazon synthétique, chargé à 60–70 % du poids de course.

Série Distance Charge Repos
1 25 m 60 % poids de course 75 sec
2 25 m 60 % poids de course 75 sec
3 50 m 65 % poids de course 90 sec
4 50 m 65 % poids de course 90 sec
5 50 m 70 % poids de course 2 min
6 25 m 70 % poids de course 75 sec
7 25 m 70 % poids de course 75 sec

Volume total : 250 m.

Notes d’exécution :

  • Comptez vos foulées par 25 m à chaque série. Ce nombre doit rester stable d’une série à l’autre pour la même distance. Si le nombre de foulées augmente sensiblement aux séries 5 à 7, réduisez la charge ou prolongez le repos de 30 secondes.
  • Utilisez les séries de 25 m pour travailler votre protocole de départ : inclinaison du buste, position des mains, puis poussée. N’arrivez pas sur le sled en courant pour pousser immédiatement. Deux secondes de mise en position au départ évitent 10 secondes de correction mécanique en cours de poussée.
  • Le repos commence quand le sled s’arrête. Respectez-le. L’objectif est la qualité à chaque série, pas de comprimer le repos pour créer une surcharge métabolique.

Quand l’utiliser : Deux fois par semaine durant les trois à quatre premières semaines d’un bloc de préparation.


Séance 2 : Puissance de la chaîne postérieure (8 à 10 semaines avant la course)

Objectif : Développer la production de force maximale avec des séries courtes et une récupération complète. Cette séance cible la capacité neuromusculaire à accélérer rapidement le sled : c’est ce qui détermine si vos 10 premiers mètres sont efficaces ou laborieux.

Matériel : Sled à 85–95 % du poids de course sur sol lisse.

Série Distance Charge Repos
1 15 m 85 % poids de course 2 min
2 15 m 90 % poids de course 2 min
3 15 m 90 % poids de course 2 min
4 15 m 95 % poids de course 2,5 min
5 15 m 95 % poids de course 2,5 min
6 15 m 85 % poids de course 2 min
7 15 m 85 % poids de course 2 min

Volume total : 105 m à haute intensité.

Notes d’exécution :

  • Distances courtes, récupération complète. Chaque série doit se sentir rapide et puissante. Si le sled avance lentement dans les trois premières foulées, la charge est trop lourde ou le repos trop court.
  • L’objectif est une application de force horizontale : pousser le sled vers l’avant, pas vers le haut. Les athlètes qui rebondissent à chaque foulée dirigent la force verticalement. Le sled vous le dit immédiatement : il doit accélérer proprement sur les 15 mètres, sans caler.[2]
  • Ne confondez pas l’effort et l’efficacité. Une série de 15 m à 95 % du poids de course qui avance lentement est moins utile qu’une série à 90 % qui accélère bien. Maintenez la charge au niveau où vous produisez une poussée horizontale franche.

Quand l’utiliser : Une fois par semaine, en remplacement d’une séance de volume. Associez-la si besoin à une séance haut du corps ou aérobie le même jour, jamais à une deuxième séance haute intensité membres inférieurs.


Séance 3 : Intervalles au poids de course (5 à 7 semaines avant la course)

Objectif : Construire la confiance et la précision d’allure à la charge de compétition. C’est la séance où vous cessez d’entraîner le Sled Push pour commencer à le courir à l’entraînement.

Matériel : Sled au poids de course complet sur la surface la plus proche des conditions de compétition disponible.

Série Distance Charge Repos
1 50 m Poids de course 2,5 min
2 50 m Poids de course 2,5 min
3 25 m Poids de course 90 sec
4 25 m Poids de course 90 sec
5 50 m Poids de course 3 min
6 50 m Poids de course 3 min

Volume total : 250 m au poids de course.

Notes d’exécution :

  • Chronométrez chaque série de 50 m. Notez vos splits. Votre référence : des temps constants entre les séries 1–2 et 5–6. Un écart significatif (plus de 10 secondes de plus sur les séries tardives de 50 m) signale un repos insuffisant ou un départ trop rapide.
  • Les séries de 25 m simulent le demi-tour et la seconde moitié de la station. Après le demi-tour à 25 m, le sled est déjà en mouvement et vous profitez de l’élan. Utilisez ces séries de 25 m pour vous entraîner à repartir sur l’élan plutôt que depuis l’arrêt complet.
  • À la série 5, vous devez être capable d’égaler ou de battre le temps de la série 1. Si ce n’est pas possible, le repos est insuffisant. Ajoutez 30 secondes entre les séries lors des prochaines séances plutôt que de forcer des efforts dégradés.[3]

Quand l’utiliser : Une fois par semaine, 5 à 7 semaines avant la course. C’est votre séance principale de Sled Push dans cette phase. La séance de volume (Séance 1) se poursuit à 70 % du poids de course lors du deuxième jour de sled.


Séance 4 : Protocole de surcharge (4 à 6 semaines avant la course)

Objectif : S’entraîner au-dessus du poids de course pour rendre le poids de compétition plus léger et développer la tolérance à la fatigue spécifique de la station complète. Cette séance est exigeante et ne doit pas être tentée sans une base de travail au poids de course déjà en place.

Matériel : Sled chargé à 110–120 % du poids de course.

Série Distance Charge Repos
1 25 m 110 % poids de course 2 min
2 25 m 110 % poids de course 2 min
3 25 m 115 % poids de course 2,5 min
4 25 m 115 % poids de course 2,5 min
5 25 m 120 % poids de course 3 min
6 25 m 110 % poids de course 2 min

Volume total : 150 m à charge de surcharge.

Notes d’exécution :

  • La distance est volontairement limitée à 25 m. À 115–120 % du poids de course, la technique se dégrade sensiblement au-delà de 25 m. L’objectif est d’exposer vos muscles et votre système nerveux à une charge supramaximale sur une distance maîtrisable, pas de pousser 50 m avec une mécanique cassée.
  • L’adaptation ici est double : exposition neuromusculaire à des charges supérieures au poids de course (ce qui rend le poids de course plus gérable au retour) et acclimatation psychologique à la sensation d’un sled lourd et résistant.[4]
  • Après chaque série, reprenez complètement votre position. Ne revenez pas aux poignées en courant. Levez-vous, respirez, faites la remise en position en marchant : c’est une récupération active, pas du temps perdu.
  • N’utilisez pas ce protocole si vous ressentez une gêne au genou ou à la hanche. Les charges sont importantes. La rigueur technique est plus essentielle que jamais.

Quand l’utiliser : Une fois par semaine pendant trois à quatre semaines, en complément d’une séance d’intervalles au poids de course (Séance 3) plus tard dans la semaine. Abandonnez ce protocole dans les trois dernières semaines avant la course.


Séance 5 : Simulation de fatigue post-course (3 à 5 semaines avant la course)

Objectif : Reproduire l’état dans lequel vous pousserez le sled le jour de la course : jambes déjà sollicitées, poumons au-dessus du repos, quadriceps portant le coût d’un kilomètre de course. S’entraîner reposé ne prépare pas à ça.

Matériel : 400 à 800 m de course disponibles (outdoor ou tapis de course) et sled au poids de course.

Structure :

Étape Activité Distance / Charge Notes
1 Course 400 m à l’allure de 5 km Ne trottez pas, courez à l’effort
2 Sled Push 50 m au poids de course Départ immédiat
3 Repos 3 min Récupération complète
4 Course 400 m à l’allure de 5 km Même effort qu’à l’étape 1
5 Sled Push 50 m au poids de course Départ immédiat
6 Repos 4 min Récupération complète
7 Course 400 m à l’allure de 5 km Tenez l’allure
8 Sled Push 25 m au poids de course Départ immédiat

Volume total : 1 200 m de course, 125 m de Sled Push.

Notes d’exécution :

  • La transition course-sled doit être immédiate. Pas de marche, pas de pause, pas de reprise de souffle. Prenez position sur les poignées dès que vous arrivez et commencez la poussée. C’est exactement ce que demande la course, et exactement la sensation que la plupart des athlètes n’ont jamais entraînée.
  • La découverte principale de cette séance : quelle allure de course est tenable avant la poussée sans détruire votre mécanique de sled. Beaucoup d’athlètes constatent dès leur premier essai que leur allure de 5 km est trop soutenue : la technique de sled s’effondre à la première série. Ajustez l’allure de course au fil des séances jusqu’à trouver le niveau d’effort qui produit une mécanique de sled constante sur les trois tours.[5]
  • Chronométrez vos séries de Sled Push. Comparez les temps course-puis-sled à vos temps isolés au poids de course (Séance 3). L’écart, c’est ce que vous entraînez à réduire dans les semaines qui suivent.

Quand l’utiliser : Une fois par semaine de la semaine 5 à la semaine 2 avant la course. Cette séance remplace l’une des deux séances hebdomadaires de sled à l’approche de la course.

Pour la stratégie le jour de la course sur la gestion de la transition course-sled, le guide des conseils de course Sled Push couvre le pacing, l’angle corporel à l’entrée et les repères mentaux qui maintiennent la mécanique quand vous arrivez à la station déjà en effort.


Séance 6 : Activation en semaine de course (5 à 7 derniers jours)

Objectif : Maintenir la précision du patron de mouvement et confirmer que le sled est familier, sans accumuler de fatigue qui se manifesterait le jour de la course.

Matériel : Sled au poids de course.

Série Distance Charge Repos
1 25 m Poids de course 2 min
2 25 m Poids de course 2 min
3 50 m Poids de course Récupération complète

Volume total : 100 m. Arrêtez-vous là.

Notes d’exécution :

  • Ce n’est pas une séance d’entraînement. C’est une répétition. Bougez avec intention, sans pousser à l’effort maximal. L’objectif est de confirmer votre mécanique et de rappeler à votre système neuromusculaire ce que ressent le poids de course.
  • Faites cette séance au moins 4 jours avant votre course. Plus tard, la fatigue résiduelle des quadriceps sera encore présente le jour J.
  • Si le sled semble sensiblement plus difficile que lors des semaines précédentes, c’est normal. L’adrénaline de la semaine de course et l’anxiété d’affûtage faussent la perception de l’effort. Le travail est fait. Faites confiance à votre préparation.

La progression sur les blocs d’entraînement

Ces six séances ne sont pas des sessions au hasard : elles forment une structure progressive. Voici comment elles s’articulent sur un bloc de 12 semaines :

Semaines 1 à 4 (Préparation initiale) : Séance 1 deux fois par semaine. Sous le poids de course, volume élevé, établissement des bases. Séance 2 ajoutée en semaine 3 comme jour de puissance, une fois par semaine.

Semaines 5 à 8 (Préparation intermédiaire) : La Séance 3 (intervalles au poids de course) remplace la Séance 1 comme séance principale. La Séance 4 (surcharge) introduite une fois par semaine en semaine 5. La Séance 2 maintenue une fois par semaine pour la puissance.

Semaines 9 à 10 (Pic) : La Séance 5 (fatigue post-course) ajoutée une fois par semaine. Séance 3 maintenue. Protocole de surcharge abandonné en semaine 10. Le volume total de sled commence à diminuer.

Semaines 11 à 12 (Affûtage) : Séance 5 réduite à un seul tour. Séance 3 à volume réduit (trois séries de 25 m). Séance 6 quatre à cinq jours avant la course.

Cette structure suit les principes de surcharge progressive, de spécificité et d’affûtage qui s’appliquent à toute qualité athlétique. Charger sans progresser mène aux plateaux. La spécificité sans volume limite le transfert. Ni l’une ni l’autre ne fonctionne sans un affûtage adapté qui permet aux adaptations accumulées de s’exprimer le jour de la course.

Pour un plan de 12 semaines complet qui intègre le Sled Push aux côtés de la course, du SkiErg, du Rowing et des autres stations, le guide du plan d’entraînement HYROX® est le point de départ. Si vous souhaitez comprendre où le Sled Push s’inscrit dans le modèle de zones d’entraînement (quand pousser de façon aérobie plutôt qu’anaérobie), le guide des zones d’entraînement HYROX® donne le cadre physiologique.


Que faire si vous n’avez pas de sled ?

L’accès à un sled est le principal obstacle à une préparation spécifique à la station 2. Si votre salle n’en possède pas, ces substitutions développent les mêmes qualités physiques avec un transfert acceptable :

Marche avec élastique horizontal. Attachez un élastique de résistance à un point fixe à hauteur de hanches dans votre dos. Adoptez la position inclinée du Sled Push et avancez contre l’élastique sur 15 à 20 mètres. Cet exercice entraîne exactement l’inclinaison du buste, l’extension de hanche et l’appui avant-pied sans autre matériel qu’un élastique. Trois à quatre séries avec une tension d’environ 30 à 40 % du poids de corps est un bon point de départ.

Alternatives au sled chargé. Pousser une brouette chargée, un diable à roulettes chargé sur sol lisse ou un chariot dans un parking souterrain reproduit approximativement le patron de charge. Aucune de ces options n’est parfaite (friction et distribution de charge diffèrent), mais les adaptations d’endurance de la chaîne antérieure se transfèrent bien.

Goblet squat lourd avec inclinaison du buste. Un goblet squat tenu à la poitrine avec une inclinaison délibérée du buste reproduit l’angle quadricipital exigé pendant la phase de poussée du Sled Push. Quatre séries de 12 à 15 répétitions à charge modérée développe la composante d’endurance musculaire sans la composante de production de force horizontale.

Pour plus de détails sur l’entraînement à la station 2 sans sled, le guide des alternatives au Sled Push couvre toute la gamme des options avec des recommandations de charge.


Comment les séances de Sled Push influencent vos splits de course

Aspect souvent négligé d’un entraînement structuré au sled : il améliore votre course à pied. Pas parce que le sled sollicite le même système aérobie que la course, mais parce que les mécanismes de production de force horizontale qu’il développe (inclinaison du buste, appui avant-pied, extension de hanche à chaque foulée) sont les mêmes qui produisent un contact au sol efficace en course.

Les athlètes qui terminent un bloc dédié de 8 semaines de Sled Push voient généralement une amélioration non seulement à la station 2, mais aussi sur les splits de course à pied de 1 km qui l’encadrent. La force de la chaîne postérieure et la mécanique de foulée spécifique développées par le travail de sled en surcharge se transfèrent vers une propulsion plus efficace en course. Le guide d’entraînement HYROX® explique comment ces adaptations se distribuent sur les huit stations et les tours de course qui les séparent.

Pour les athlètes qui s’intéressent aux effets physiologiques combinés de l’entraînement au sled lesté sur la condition physique générale, le guide du Sled Push lesté couvre les données sur le choix de la charge, les délais d’adaptation et les raisons pour lesquelles s’entraîner au-dessus du poids de course produit des bénéfices qui dépassent la seule station Sled Push.


Erreurs de programmation fréquentes

S’entraîner uniquement reposé. Si chaque séance de sled démarre en début de workout avec des jambes fraîches, vous n’entraînez pas l’état physique dans lequel vous pousserez réellement. Prévoyez au moins une séance de sled par semaine en fin de séance intense ou immédiatement après une course.

Négliger la surface. Un sol de salle lisse génère une friction différente de celle du gazon synthétique, du revêtement caoutchouc ou du béton. Les surfaces HYROX® en compétition sont généralement lisses et peu résistantes. L’entraînement sur gazon au même poids sera plus difficile, ce qui peut être utile en surcharge, mais ne doit pas être confondu avec un effort représentatif de la course. Connaissez votre surface d’entraînement et adaptez vos attentes en conséquence.

Augmenter la charge avant la qualité. L’erreur la plus fréquente en entraînement Sled Push HYROX® : augmenter le poids avant que la technique soit solide. Un mauvais angle d’inclinaison au poids de course est plus lent et plus épuisant qu’un bon angle à 90 % du poids de course. La technique d’abord, la charge ensuite. Le guide de technique Sled Push est le prérequis à ces séances si votre mécanique n’est pas encore constante.

Sauter la deuxième séance de sled. La plupart des athlètes font une séance de sled par semaine. Les données sont claires : deux séances par semaine durant le bloc de 8 semaines, c’est ce qui produit l’amélioration de 12 à 18 % du temps. Une séance maintient. Deux séances améliorent. Si le temps est la contrainte, la deuxième séance peut être courte (volume de la Séance 6 à 80 % du poids de course), mais elle doit exister.

Atteindre le pic trop tôt. L’entraînement en surcharge et les séances de fatigue post-course proches du jour de la course génèrent une fatigue résiduelle qui se manifeste à la station. Le planning d’affûtage compte. Réduisez le volume en semaines 11 à 12. La condition physique est construite : les deux dernières semaines servent à l’exprimer, pas à l’augmenter.

Pour une vision plus large de la place du Sled Push dans la programmation HYROX® complète, notamment son interaction avec le Sled Pull à la station 7, le guide de combinaison Sled Push et Pull aborde les décisions de séquençage qui déterminent à quelle intensité pousser à la station 2 compte tenu de ce qui vient plus tard dans la course.



Questions fréquentes

Quel est le poids du sled en HYROX® ? Le poids total du sled en catégorie Open est de 102 kg pour les hommes et 72 kg pour les femmes. Les athlètes en catégorie Pro poussent 152 kg (hommes) et 102 kg (femmes). Ce sont les poids totaux du sled chargé. La surface influence fortement la difficulté perçue : un sol de salle lisse génère moins de friction que le gazon synthétique, ce qui signifie qu’un même poids peut se ressentir très différemment selon la surface d’entraînement. Tenez-en compte au moment de définir vos charges et d’interpréter comment le poids de course se compare à votre vécu à l’entraînement.

Quel temps dois-je viser pour le Sled Push en HYROX® ? Pour les athlètes Open, 1:15 à 2:00 est atteignable à pleine forme ; 2:00 à 3:00 est la plage réaliste pour les athlètes moins expérimentés à cette station. En dessous de 1:15, on entre en territoire compétitif. Les données de Repz sur les dernières saisons montrent que le temps de Sled Push présente plus de variabilité que presque toute autre station : des athlètes à niveau aérobie équivalent peuvent se séparer de 45 secondes et plus selon qu’ils ont entraîné le sled spécifiquement ou non. Entraîner cette station de façon régulière est l’action au meilleur rendement pour combler cet écart.

À quelle fréquence dois-je entraîner le Sled Push dans ma préparation HYROX® ? Deux séances par semaine sur un bloc de 8 semaines donne les meilleurs résultats. Une séance par semaine maintient la condition actuelle mais ne génère pas l’adaptation progressive nécessaire pour réduire sensiblement votre temps de station. Dans les deux dernières semaines avant le jour de la course, réduisez à une courte séance au poids de course et arrêtez 3 à 5 jours avant. Un volume plus important à l’approche de la course génère de la fatigue résiduelle sans apporter de condition supplémentaire.

**Peut-on développer sa capacité au Sled Push sans sled ? **La chaîne postérieure spécifique à la poussée et la production de force horizontale requièrent un sled pour une spécificité totale. Cela dit, les marches avec élastique dans la position du Sled Push, les goblet squats lourds avec inclinaison du buste et les substituts de type sled chargé développent les qualités physiques clés avec un transfert raisonnable. Les combiner avec tout accès disponible à un sled (même toutes les deux semaines) est nettement supérieur à aucun entraînement au sled. Le guide des alternatives au Sled Push couvre toute la boîte à outils.

Pourquoi mon Sled Push est-il toujours plus lent en conditions de course qu’à l’entraînement ? Trois facteurs expliquent la majorité de l’écart. D’abord, vous arrivez à la station 2 après 1 km de course, ce que la plupart des séances ne reproduisent pas. Ensuite, l’adrénaline de la course pousse souvent les athlètes à démarrer trop vite, épuisant l’endurance de leur chaîne antérieure dans les 20 premiers mètres avant de ralentir fortement vers la fin. Enfin, les surfaces de compétition sont souvent plus lisses que les surfaces d’entraînement, mais la combinaison du stress de course et de la fatigue accumulée par le kilomètre initial se fait ressentir quand même. La Séance 5 de cet article (simulation de fatigue post-course) est spécifiquement conçue pour adresser les deux premiers facteurs.

Sources

  1. La résistance initiale à l’inertie d’un sled chargé à l’arrêt exige un taux de développement de la force maximal des quadriceps et des fessiers. Les athlètes manquant de force spécifique dans la position de poussée inclinée, appui avant-pied, perdent généralement le plus de temps dans les 5 à 8 premiers mètres de la poussée plutôt que sur les 50 mètres complets.

  2. L’application de force horizontale pendant le Sled Push nécessite que le vecteur de réaction au sol pointe vers l’arrière et vers le bas plutôt que directement vers le bas. Quand les athlètes poussent trop verticalement, le sled reçoit une impulsion horizontale minimale et avance lentement malgré un effort perçu élevé. Le patron d’inclinaison du buste et d’extension de hanche redirige spécifiquement la force selon l’axe horizontal.

  3. La gestion des temps de repos dans l’entraînement spécifique puissance-endurance suit le principe selon lequel la qualité de la production de force entre les séries prédit mieux la performance en course que le volume total réalisé sous fatigue. Des temps de repos courts peuvent augmenter la difficulté perçue tout en réduisant la qualité du stimulus neuromusculaire, à l’opposé de l’objectif de l’entraînement aux intervalles au poids de course.

  4. La surcharge supramaximale (110–120 % du poids de l’épreuve cible) produit des adaptations aiguës de surcharge dans les fibres musculaires de type II incluant une synthèse accrue de protéines contractiles, une amélioration du taux de développement de la force et une réduction de l’effort perçu au poids de l’épreuve inférieur. C’est le mécanisme physiologique à l’origine de la réponse « le poids de course semble plus léger » rapportée par les athlètes après des blocs d’entraînement en surcharge.

  5. L’interaction de fatigue course-sled reflète le concept de potentiation post-activation compliquée par la fatigue métabolique aiguë. Une course courte à haute intensité élève la fréquence cardiaque et la lactatémie à des niveaux qui compromettent partiellement la production de force des quadriceps lors de la poussée suivante, exactement l’état physiologique créé par le kilomètre d’ouverture d’une course HYROX®. Entraîner cette séquence produit une adaptation spécifique à la performance sous cet état de fatigue combiné.

  6. Cahill, M. J., Oliver, J. L., Cronin, J. B., Clark, K. P., Cross, M. R., & Lloyd, R. S. (2020). Sled-push load-velocity profiling and implications for sprint training prescription in young athletes. Journal of Strength and Conditioning Research. https://doi.org/10.1519/JSC.0000000000003294

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