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Séances de Sandbag Lunges pour HYROX

Maîtrisez les Sandbag Lunges avec notre guide complet pour HYROX®. Forme, progressions, variations de prise en main et conseils spécifiques à la course.

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Pourquoi la plupart des athlètes s’entraînent mal pour les Sandbag Lunges

La station 7 d’une course HYROX®, c’est 100 mètres de fentes en marche avec un sac de sable (20 kg pour les hommes en Open, 10 kg pour les femmes en Open), immédiatement suivis d’une dernière course puis de 100 Wall Balls. Sur le papier, la tâche semble simple : porter et fléchir. En réalité, c’est la station qui fait déraper le plus de courses dans la deuxième moitié du peloton, non pas parce que les athlètes manquent de force, mais parce qu’ils ont entraîné la mauvaise qualité.

À la station 7, les facteurs limitants sont la fatigue de préhension et la gestion du souffle, pas la force des quadriceps. Quand vous saisissez le sac, vous avez déjà couru plus de six kilomètres, enchaîné six stations exigeantes et porté une charge pendant 200 mètres aux Farmers Carry. La force brute des jambes n’a plus grand intérêt à ce stade. Ce qui compte : votre position de portage préserve-t-elle vos avant-bras ? Votre rythme respiratoire reste-t-il maîtrisé sous la fatigue cardiovasculaire accumulée ? Vous êtes-vous spécifiquement entraîné à faire des fentes quand tout le reste est déjà épuisé ?[1]

Les six protocoles ci-dessous sont construits autour de ces facteurs limitants réels. Chaque séance cible une qualité précise : mécanique de la position de portage, discipline respiratoire, endurance de préhension ou simulation de fatigue de course. C’est cela qui déterminera votre split à la station 7 le jour de la course.

Pour les bases techniques du mouvement, notamment la longueur de foulée et la biomécanique de la position en appui pectoral, commencez par le guide HYROX® Sandbag Lunges. Les protocoles présentés ici supposent que vous avez déjà acquis les fondamentaux du mouvement et que vous les intégrez dans un bloc de préparation à la course structuré. Le guide du plan d’entraînement HYROX® explique comment périodiser ces séances sur un bloc complet de 8 à 12 semaines.


Variantes de prise en main : appui pectoral ou portage sur l’épaule

Avant de programmer la moindre séance, vous devez choisir votre position de portage. Les deux positions légales en HYROX® sont l’appui pectoral (style Zercher) et le portage sur l’épaule. Ces deux positions ne sont pas interchangeables : choisir la mauvaise peut vous coûter plus de temps que n’importe quelle erreur d’allure.

Appui pectoral (bear-hug)

La position en appui pectoral consiste à serrer le sac contre votre poitrine avec les avant-bras croisés par-dessus, en pressant le sac contre le sternum. Les coudes poussent dans le sac par en dessous, le haut du dos est gainé, et la charge repose centrée sur la ligne médiane.

C’est la position recommandée pour la grande majorité des athlètes HYROX®, pour deux raisons précises. Premièrement, elle sollicite peu la préhension active (les avant-bras servent de berceau plutôt que de pince), ce qui est décisif : votre force de préhension a déjà été largement entamée par les Farmers Carry juste avant la station 7.[6] Deuxièmement, la masse portée en avant du buste contrebalance l’inclinaison naturelle vers l’avant lors de la fente, ce qui aide à maintenir le tronc vertical et réduit la contrainte lombaire sur 100 mètres.[2]

Utilisez l’appui pectoral quand : vous vous entraînez pour la performance en course, lors des séances pleine distance, ou dans toute simulation de fatigue qui reproduit l’ordre des stations. La protection de la préhension à elle seule justifie cette position pour presque tous les athlètes en Open.

Portage sur l’épaule

Le portage sur l’épaule consiste à poser le sac sur une épaule (généralement l’épaule arrière), une ou deux mains stabilisant le sac. La charge se décale latéralement et exige un effort actif constant pour empêcher le sac de rouler ou de glisser.

Cette variante a un champ d’application restreint. Elle impose une contrainte unilatérale plus forte sur le gainage et l’épaule, ce qui en fait un exercice accessoire utile pour développer la stabilité anti-flexion latérale. Certains athlètes trouvent aussi la respiration plus facile dans cette position, car le sac ne comprime pas la cage thoracique.

Utilisez le portage sur l’épaule quand : vous réalisez un travail de stabilité accessoire ou des intervalles courts ciblant spécifiquement la force du gainage latéral. Évitez d’adopter cette position par défaut en simulation de course : la contrainte bilatérale de préhension, le déséquilibre latéral de la charge et la fatigue supplémentaire de l’épaule la rendent plus lente et plus coûteuse sur 100 mètres que l’appui pectoral pour la plupart des athlètes.

La règle pratique : entraînez l’appui pectoral pour la performance en course, et utilisez le portage sur l’épaule comme variation accessoire ponctuelle lors des séances de faible intensité. Serrez le sac en appui pectoral suffisamment pour verrouiller la position, mais pas au point d’exercer une traction active ; la pression est structurelle, pas musculaire.[3]

Pour comprendre comment la position de portage interagit avec la fatigue et la mécanique de foulée sur les distances de course, le guide des sandbag walking lunges propose une analyse technique complète.


Protocole 1 : ancrage de la position en appui pectoral (séance technique)

Objectif : Ancrer la position en appui pectoral sous charge progressive, avant d’introduire des variables de fatigue.

À qui ça s’adresse : Athlètes dans les deux ou trois premières semaines d’un bloc d’entraînement, ou tout athlète dont la position de portage se dégrade sous charge.

Structure :

  • 4 séries × 40 mètres à 60–70 % du poids de course
  • Récupération : 3 minutes entre les séries
  • Repère gestuel : cage thoracique comprimée, coudes enfoncés dans le sac, tête neutre, foulée qui atterrit sous les hanches et non devant elles

Exécution : Installez un parcours de 20 mètres et effectuez deux longueurs par série. Filmez-vous de profil sur au moins les deux premières séries pour analyser votre posture au mètre 30–40, là où la fatigue commence à tirer les épaules vers l’avant. Une bonne série se termine avec le tronc au même angle qu’au départ. Une série imparfaite montre une inclinaison vers l’avant ou une ouverture de la position d’appui pectoral dans les 10 derniers mètres.

Critère de progression : Quand vous réalisez les quatre séries avec une position de tronc cohérente sur les 40 mètres complets, passez à 5 séries × 50 mètres et augmentez la charge de 10 %. N’avancez pas vers les protocoles de construction de charge tant que cette base n’est pas propre.


Protocole 2 : progression par intervalles au poids de course

Objectif : Développer l’endurance des quadriceps et des extenseurs de hanche nécessaire pour maintenir les fentes au poids de course sur la distance complète de 100 mètres.

À qui ça s’adresse : Athlètes entre la troisième et la sixième semaine d’un bloc d’entraînement, après avoir stabilisé leur position de portage.

Structure :

  • Semaine A : 4 × 75 mètres au poids de course, 3 minutes de récupération entre les séries
  • Semaine B : 3 × 100 mètres au poids de course, 4 minutes de récupération entre les séries
  • Semaine C : 2 × 150 mètres au poids de course, 5 minutes de récupération entre les séries

Exécution : Enchaînez les semaines A, B et C consécutivement. Chaque augmentation de distance est une vraie étape : 100 mètres correspond à une longueur complète de course, et la plupart des athlètes constatent une dégradation de la forme dans les 20 derniers mètres de leur premier essai. Chronométrez chaque série et comparez d’une semaine à l’autre. L’objectif est d’avoir des splits cohérents sur toutes les séries d’une même séance, pas une première série rapide suivie d’un ralentissement.[4]

Repère clé : Au mètre 50 de chaque série, réinitialisez activement votre position de portage. Serrez le sac contre votre poitrine, roulez les épaules en arrière, expirez une fois amplement. Cette remise en position prend une seconde et prévient la dérive posturale qui finit en portage effondré.


Protocole 3 : circuit d’endurance de préhension

Objectif : Développer l’endurance de préhension et des avant-bras en état de fatigue, en reproduisant spécifiquement l’épuisement de la préhension qui survient à la station 7 après les Farmers Carry.

À qui ça s’adresse : Athlètes à toutes les phases d’entraînement. Cette séance cible directement le facteur limitant lié à la fatigue de préhension.

Structure :

  • A1 : Farmers Carry 2 × 30 mètres au poids de course (2×24 kg hommes / 2×16 kg femmes), sans récupération entre les longueurs
  • Récupération 30 secondes
  • A2 : Sandbag Lunges 80 mètres au poids de course, position d’appui pectoral, sans récupération entre A1 et A2
  • Récupération 4 minutes
  • Répéter pour 3 séries au total

Exécution : La fenêtre de 30 secondes entre les Farmers Carry et les Sandbag Lunges est intentionnelle. Vous ne récupérez pas : vous transitionnez, exactement comme en course. Vos avant-bras seront largement sollicités après les Farmers Carry.[7] La position en appui pectoral est votre protection : dès que vous saisissez le sac, enfoncez vos avant-bras dedans et laissez la compression, et non la préhension active, supporter la charge.

Observez comment votre préhension et votre position de portage évoluent entre la première, la deuxième et la troisième série. À la troisième, vos avant-bras seront pré-fatigués avant même le portage. C’est exactement le stimulus recherché. Les athlètes qui maintiennent une position en appui pectoral propre jusqu’à la troisième série dans ces conditions abordent la station 7 en course avec un avantage décisif sur ceux qui n’ont jamais entraîné ce schéma.

Le plan de séance sandbag lunges intègre d’autres exercices de transition Farmers Carry vers Sandbag Lunges dans une structure complète sur 8 semaines.


Protocole 4 : contrôle du rythme respiratoire (séance au seuil aérobie)

Objectif : Entraîner le rythme respiratoire spécifique nécessaire pour maintenir les fentes à l’intensité de course sans basculer en zone anaérobie, ce qui accélère la dégradation.

À qui ça s’adresse : Athlètes qui haletent ou perdent le contrôle de leur respiration lors de longues séries de fentes, signe que l’intensité cardiovasculaire, et non la fatigue musculaire, est leur principal facteur limitant.

Structure :

  • 6 séries × 50 mètres au poids de course
  • Récupération : 90 secondes entre les séries
  • Objectif : maintenir un rythme 2 pas/expir, 2 pas/inspir tout au long de chaque série : expirez sur l’appui pied gauche et pied droit, inspirez sur les deux appuis suivants

Exécution : La récupération de 90 secondes est délibérément courte, sans retour à la normale. Vous devez commencer chaque série avec une fréquence cardiaque encore légèrement élevée. Le défi : maintenir le rythme respiratoire prescrit malgré cela. Deux appuis expiration, deux appuis inspiration, jamais d’apnée, jamais de halètement. Se parler à voix haute pour cadencer est acceptable et utile.

La plupart des athlètes découvrent lors des deux premières séries qu’ils retiennent naturellement leur souffle en bas de chaque fente. Cette apnée sous l’effort est un facteur majeur d’accumulation de la charge cardiovasculaire. L’éliminer en imposant le rythme 2-2 est l’adaptation respiratoire la plus utile pour le jour de la course.[5]

Progression : Une fois le rythme 2-2 automatique sur les six séries, passez à un objectif plus difficile : 50 mètres en continu sur un rythme 1 pas/expir, 1 pas/inspir (cadence plus élevée, volume courant réduit). Cette variante prépare à l’intensité cardiovasculaire d’une course où la respiration est accélérée par tout ce qui précède la station 7.


Protocole 5 : séance de force en surcharge

Objectif : Développer le plafond de force des quadriceps, des fessiers et des fléchisseurs de hanche au-delà du poids de course, pour que ce poids devienne subjectif.

À qui ça s’adresse : Athlètes entre la quatrième et la septième semaine d’un bloc d’entraînement. N’utilisez pas ce protocole dans les deux dernières semaines avant une course.

Structure :

  • 5 × 30 mètres à 130–150 % du poids de course (hommes : 26–30 kg, femmes : 13–15 kg)
  • Récupération : 4 à 5 minutes entre les séries
  • Portage sur l’épaule recommandé pour ces séries courtes en surcharge

Exécution : C’est le seul protocole où le portage sur l’épaule a une application légitime pour la préparation à la course : la distance courte et la charge lourde le rendent mécaniquement viable, et la contrainte unilatérale ajoute un stimulus de gainage. Concentrez-vous sur une fente profonde et contrôlée plutôt que sur la vitesse. Votre foulée sera plus courte qu’au poids de course : c’est normal et non un défaut à corriger.

L’effet de surcharge est bien établi : s’entraîner à 130–150 % du poids de course sur de courtes distances rend ce poids nettement plus léger le jour de la course, ce qui réduit l’effort perçu et préserve la capacité pour les stations suivantes. Trois semaines de séances en surcharge au milieu du bloc produisent le meilleur transfert.

Pour les débutants aux Sandbag Lunges qui n’en sont pas encore à ce stade, le guide sandbag lunges pour débutants explique comment construire les bases avant d’introduire des séances en surcharge.


Protocole 6 : simulation de fatigue de course (réplication complète de la station 7)

Objectif : Reproduire à l’entraînement les conditions physiologiques exactes de la station 7, pour que la course soit un stimulus familier et non une surprise.

À qui ça s’adresse : Athlètes dans les deux ou trois dernières semaines avant une course, après avoir maîtrisé la position, la charge et le travail respiratoire des protocoles 1 à 5.

Structure :

  • Partie A, accumulation de fatigue : 8 minutes de SkiErg ou rameur à 75 % de l’effort maximum, puis Farmers Carry 2 × 50 mètres au poids de course (sans récupération entre les longueurs)
  • Transition : 20 secondes de marche (votre « transition » vers la station sac de sable)
  • Partie B, station 7 : 100 mètres de Sandbag Lunges au poids de course, position d’appui pectoral, à votre cadence cible de course
  • Transition : 30 secondes de marche
  • Partie C, pré-charge station 8 : 30 Wall Balls au poids et à la hauteur de course (hommes : 9 kg à 3 m / femmes : 6 kg à 2,7 m)

Exécution : Ne réalisez pas cette séance plus de trois fois avant votre course, et ne la faites pas dans les sept jours précédant l’épreuve. L’objectif est d’accumuler la fatigue cardiovasculaire et de préhension qui existe à la station 7 lors d’une vraie course, puis de réaliser la station de fentes dans cet état, et de vérifier ensuite que votre station Wall Balls reste fonctionnelle.

Les athlètes qui réussissent proprement cette séance deux fois avant une course rapportent généralement que la station 7 le jour de la course est l’élément le moins surprenant de leur performance. Ils y sont déjà passés, en état de fatigue, et connaissent exactement leur allure durable.

Ce qu’il faut mesurer : Chronométrez spécifiquement vos 100 mètres de fentes. Comparez d’une simulation à l’autre : les temps doivent être stables ou s’améliorer, et non se dégrader. Si votre temps se détériore d’une séance à l’autre, vous arrivez à la partie B plus fatigué à chaque fois, ce qui signifie soit que votre bloc d’accumulation de fatigue est trop long, soit que votre charge d’entraînement globale est trop élevée pour que la simulation produise un stimulus utile.

Pour la stratégie d’allure détaillée, notamment comment répartir l’effort sur les deux longueurs de 50 mètres et quand pousser ou économiser, le guide du pacing en HYROX® lunges couvre le cadre de décision tactique en profondeur.


Comment enchaîner ces protocoles sur un bloc d’entraînement

Ces six protocoles ne constituent pas un programme autonome : ce sont des outils à placer dans un bloc structuré. Une séquence cohérente sur 8 à 10 semaines ressemble à ceci :

Semaines Protocole principal Travail secondaire
1–2 Protocole 1 (ancrage de la position) Maintien du volume de course
3–4 Protocole 2 (intervalles au poids de course) Protocole 4 (respiration) un autre jour
5–6 Protocole 3 (circuit d’endurance de préhension) Protocole 5 (surcharge) un autre jour
7–8 Protocole 6 (simulation de course) Protocole 3 (circuit de préhension), volume réduit
Semaine de course Pas de séance de fentes après le 7e jour Confirmez la position une fois, récupérez

N’associez pas le protocole 5 et le protocole 6 dans la même semaine. La séance de surcharge génère un stress musculaire significatif dans les quadriceps et les fléchisseurs de hanche qui nécessite 72 heures ou plus avant que ces muscles soient prêts pour un effort de simulation de course. Les regrouper dans la même semaine sans séparation suffisante produira une accumulation de fatigue plutôt qu’une adaptation.

Pour une préparation à la course couvrant les huit stations HYROX® et non la seule station 7, le guide des entraînements HYROX® fournit le cadre complet pour intégrer les séances spécifiques aux stations avec les simulations de l’ordre de course et la périodisation globale.


Erreurs d’entraînement fréquentes et comment les corriger

S’entraîner uniquement à l’état frais. L’erreur la plus répandue est de programmer des séances de Sandbag Lunges sans aucune fatigue préalable. Si vous faites vos fentes exclusivement sur jambes fraîches, votre performance en course sera nettement inférieure à ce que l’entraînement laisse présager. À partir de la troisième semaine, au moins une séance par semaine doit inclure une forme de charge cardiovasculaire ou de portage préalable.

Enjamber trop long pour couvrir plus de distance. Un pied avant qui atterrit loin devant les hanches augmente la charge de pointe sur les quadriceps par répétition, exige une plus grande amplitude des fléchisseurs de hanche, et ralentit l’allure globale sous la fatigue. La correction : raccourcissez la foulée pour que votre genou avant soit à environ 90 degrés en bas de la fente, et que votre pied avant soit sous votre centre de masse, et non devant. Des foulées plus courtes et plus fréquentes produisent de meilleurs temps sur 100 mètres que des foulées rares et longues dès que la fatigue s’installe.

Négliger les 100 deuxièmes mètres. La plupart des séances s’arrêtent à 100 mètres. En course, vous avez un demi-tour à 100 mètres puis encore 100 mètres à couvrir. C’est là que les courses se gagnent et se perdent. À partir de la cinquième semaine, incluez au moins une série complète de 200 mètres par bloc : non pas parce que la distance est beaucoup plus difficile, mais parce que le demi-tour est un reset psychologique et physiologique qui doit être entraîné, pas découvert pour la première fois le jour de la course.

Adopter le portage sur l’épaule par défaut. Les athlètes qui découvrent le portage sur l’épaule en début d’entraînement et s’y tiennent pour la préparation à la course négligent le développement de leur endurance de préhension. La position en appui pectoral est la position de performance pour la station 7. Prenez-en l’habitude dès la première séance.

Le guide des bénéfices des sandbag lunges couvre les adaptations physiologiques plus larges construites par un entraînement régulier aux fentes avec sac de sable : un contexte utile pour comprendre pourquoi les positions et progressions spécifiques de ces protocoles existent.


Questions fréquentes

Quelle position de portage utiliser le jour de la course ?

L’appui pectoral pour la grande majorité des athlètes, quelle que soit la catégorie. La protection de la préhension en est la raison principale : vos avant-bras sont pré-fatigués par les Farmers Carry à la station 6, et tout portage exigeant une préhension active (dont le portage sur l’épaule) accélérera la défaillance des avant-bras. L’appui pectoral répartit la charge sur les avant-bras comme un berceau plutôt que comme une prise, permettant au sac de rester en position même quand vos mains fatiguent. Entraînez cette position dès votre première séance et arrivez le jour de la course en ayant réalisé toutes vos longues séances de fentes dans cette position.

Comment éviter que ma position de portage s’effondre en deuxième moitié de course ?

Deux causes produisent cet effondrement : la charge est supportée par la préhension plutôt que par la pression des avant-bras et de la poitrine, et le gainage n’est pas activement engagé. Pour la préhension : comprimez consciemment le sac contre votre poitrine toutes les 20 à 25 fentes, une poussée délibérée des avant-bras vers l’intérieur. Pour le gainage : abaissez la cage thoracique et rentrez les fessiers en début de série, et maintenez cette position par un effort conscient. Les athlètes qui perdent la position du tronc dans les 50 derniers mètres respirent presque toujours trop superficiellement et laissent chuter la pression intra-abdominale, ce qui supprime le gainage spinal. Des expirations longues à intervalles réguliers (pas seulement entre les répétitions, mais délibérément pendant le mouvement) restaurent le gainage.

Combien de temps avant une course faut-il arrêter les Sandbag Lunges lourds ?

Sept à dix jours. La dernière séance haute intensité, simulations de course incluses, doit être terminée au plus tard huit à dix jours avant l’épreuve. Ensuite, une courte séance technique de faible intensité (3 × 30 mètres au poids de course avec récupération complète) dans les quatre à cinq jours précédant la course suffit à maintenir la disponibilité neuromusculaire sans accumuler de fatigue. Évitez toute surcharge progressive ou stimulus nouveau dans la dernière semaine.

J’ai mal au bas du dos pendant les fentes chargées. D’où ça vient et comment y remédier ?

La douleur lombaire pendant les Sandbag Lunges a généralement l’une de ces deux causes : une antéversion du bassin due à des fléchisseurs de hanche raccourcis tirant le bassin vers l’avant sous charge, ou une inclinaison excessive du tronc vers l’avant provoquée par une charge trop lourde par rapport à la force actuelle. Pour l’antéversion du bassin : engagez activement votre gainage antérieur et ramenez consciemment le bassin en position neutre au début de chaque répétition, sans laisser les fléchisseurs de hanche contrôler passivement la position du bassin. Pour l’inclinaison excessive du tronc : réduisez la charge jusqu’à ce que votre buste reste vertical sur toute l’amplitude de mouvement, puis reconstruisez. Si la douleur persiste au-delà de deux séances après ces corrections, consultez un kinésithérapeute avant de reprendre.

Puis-je remplacer le sac de sable par un autre équipement si je n’en ai pas ?

Un vrai sac de sable est nettement préférable, car le déplacement et la déformation de sa charge en position d’appui pectoral ne peuvent pas être reproduits par des équipements rigides. Cela dit, un sac de sport bien rempli ou un sac à dos porté devant le tronc constituent des substituts acceptables pour les séances techniques et les débuts de bloc. Un Bulgarian bag posé en travers de la poitrine fonctionne bien pour de courtes séances en surcharge. Quelle que soit la solution retenue, elle doit être supportable en position d’appui pectoral : cette position de portage centré et comprimé n’est pas une préférence esthétique, mais un choix fonctionnel qui protège votre préhension et soutient votre tronc. Tout substitut doit la reproduire fidèlement.


Sources

  1. La fatigue de préhension et la perturbation du rythme respiratoire sont les principaux facteurs limitants à la station HYROX® 7 pour les athlètes qui se classent au-dessus du quart inférieur du peloton. Contrairement à un entraînement isolé aux fentes où la force des quadriceps est la contrainte principale, le contexte de course place la station 7 après six stations de fatigue accumulée, faisant de la gestion cardiovasculaire et de la protection de la position de portage des facteurs plus déterminants pour la performance que la force brute des jambes. Les athlètes dont l’entraînement aux fentes se fait exclusivement sur jambes fraîches sous-estiment donc systématiquement l’écart entre leur performance à l’entraînement et en course.

  2. La position en appui pectoral réduit la sollicitation active de la préhension en déplaçant la distribution de la charge des fléchisseurs des doigts et des avant-bras vers les avant-bras agissant comme berceau sous pression de compression. Cela permet aux avant-bras de maintenir la position de portage même quand la capacité de préhension active diminue sous la fatigue : un avantage décisif à la station 7 où la préhension a déjà été épuisée à la station 6. Le décalage du centre de masse vers l’avant depuis la position de charge pectorale facilite également le maintien de la position du tronc lors de la fente, réduisant la demande sur les extenseurs lombaires par rapport à un portage sur l’épaule ou en arrière.

  3. La distinction entre la compression structurelle (avant-bras poussés dans le sac par la position du corps) et la préhension musculaire (effort actif des fléchisseurs pour tenir le sac) est le cœur technique de l’avantage de la position en appui pectoral. La compression structurelle est résistante à la fatigue car elle repose sur la position articulaire et la mécanique corporelle plutôt que sur un effort musculaire continu. La préhension musculaire génère du lactate dans les avant-bras et accélère la défaillance de la préhension. Apprendre aux athlètes à s’appuyer sur la composante structurelle plutôt que musculaire est la principale intervention technique dans le coaching de la position de portage.

  4. Des splits incohérents entre les séries (où la première série est nettement plus rapide que les suivantes) indiquent que l’athlète démarre à une allure supérieure à son seuil durable pour cette distance et cette charge. En contexte de course, cela produit 50 premiers mètres rapides suivis d’une dégradation progressive, ce qui génère un temps de station global plus lent qu’une allure légèrement conservative mais tenue du début à la fin. S’entraîner à maintenir des splits cohérents sur toutes les séries d’une séance développe la compétence de régulation d’allure requise le jour de la course.

  5. L’apnée pendant un exercice chargé intense est une réponse involontaire courante à la perception d’un effort élevé (manœuvre de Valsalva), qui augmente transitoirement la pression intra-abdominale et la stabilité spinale, mais élève aussi la pression intrathoracique et la charge cardiovasculaire. Lors de mouvements dynamiques répétés comme les fentes sur 100 mètres, les apnées soutenues ou répétées produisent une accumulation plus rapide de l’intensité cardiovasculaire et une augmentation plus marquée de l’effort perçu par rapport à un rythme respiratoire contrôlé. Entraîner une cadence respiratoire explicite lors des séances de fentes conditionne le schéma respiratoire à rester volontaire et contrôlé même sous effort intense.

  6. Ellestad, S. H., Holcomb, T. P., Swiergol, A. M., Holmstrup, M. E., & Dicus, J. R. (2024). The quantification of muscle activation during the loaded carry movement pattern. International Journal of Exercise Science, 17(1), 480-490.

  7. Vine, C. A. J., Myers, S. D., Coakley, S. L., Blacker, S. D., & Doherty, J. (2020). Accuracy of metabolic cost predictive equations during military load carriage. Journal of Strength and Conditioning Research. https://doi.org/10.1519/JSC.0000000000003666

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